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lundi 15 août 2011

Il est souvent trop tard....

mercredi 3 août 2011

Les Colonnes à la Une: Le café à un euro au Bistrot des Colonnes...

Le petit noir du matin est à un euro au Bistrot des Colonnes, 4 bis du 4 septembre dans le 2ème arrondissement...et le sourire et la bonne humeur de la serveuse sont offerts.... alors profitez-en..."

samedi 26 février 2011

Spéciale dédicace CC !



Ouai, t'as raison... un jour viendra, même si aujourd'hui n'est pas le bon...

MERCI !!!!

Happy birthday....

26 février, et j'ai la haine car je ne parviens pas à dormir...Peut-être qu'il me faudrait le garçon sur l'image pour me chanter une berceuse ! Désolée, mais depuis quelques articles, j'essaie de rester dans le thème ! Arg, arg, arg ! j'ai hésité entre celle-ci et une où il avait la tête dans le gâteau ! Aller, on oublie la bougie et on revient à l'humeur du jour ... 
Les poissons glissent entre mes doigts et s'éloignent, mais leur ère ne durera que l'espace d'un mois puis laissera la place au mâle cornu de la chèvre bondissante.(" Oh purée ! c'est trop beau, ce que j'écris et tellement profond ! quel talent !" s'extasie intérieurement l'auteur, épatée par sa verve inspirée d'un zodiaque ma foi fort limité quant à son intérêt !)
26 février, je pense à mon amie Manu que je ne vois pas assez et à Monsieur Gilles, disparu de mon horizon depuis son départ de ma cantine en début d'année. 44-46, non, ce n'est pas ma taille, quoi que... seulement leurs âges respectifs, qui encadrent le mien et me laissent rêveuse...
Et puis, un autre anniversaire, passé, celui d'Alain, en Janvier. Encore un fois, le cynisme de Facebook me sidère. Alain, décédé depuis plus d'un an... Pour son anniversaire cette année, un de ses "amis" lui a laissé ce message sur son mur " bon anniversaire en espérant que tu seras moins silencieux que l'année dernière." Quelle dérision ! tu aurais aimé ça, Alain !
On ne s'appelle plus, on a des "amis", auxquels on parle sur un mur, au moins une fois par an, parce le grand Manitou FB nous rappelle la date de leur anniversaire, on n'aime plus, on rencontre, on contacte, on oublie, même au-delà de la mort.
Alors voilà, bon anniversaire aux deux personnes que j'ai citées plus haut, simplement parce qu'aujourd'hui je pense à vous, sans que personne ne me le rappelle, simplement parce que je vous ai croisés un jour dans ma vie et qu'elle a été plus belle grâce à vous pendant les instants que nous avons partagés.

mercredi 15 septembre 2010

Mon pire ennui....

Samedi soir de septembre, envie de détente, de rire sans se prendre la tête, alors direction le Café d'Edgar pour une pièce de café théâtre.
La 1000ème est derrière eux, les critiques sont bonnes, donc nous nous retrouvons à 21h45 au premier rang de la minuscule mais chaleureuse salle du boulevard Edgar Quinet.
Et là, c'est le drame ! enfin, bon, n'allons peut-être pas jusque là... mais les comédiens sont mauvais, ils jouent faux et ils jouent fort, à l'instar du joueur de djembe des Fatals Picards.
Ça crie pour essayer de donner du rythme à une histoire qui déjà tient de l'incroyable, ça en rajoute, ça en fait des tonnes sur des personnages qui sont déjà caricaturaux au possible, ça regarde dans la salle pour voir si tatie Germaine est bien là dès que c'est plus au premier plan... hallucinant !
On a l'impression d'être au spectacle de fin d'année d'une troupe de théâtre de collège dans la salle F de la MJC du coin.
Une seule comédienne de la troupe s'en sort avec les honneurs : elle est drôle, elle joue bien, elle a ce je ne sais quoi dans la personnalité qu'on a envie d'applaudir. Elle est irrésistible dans le rôle de la petite amie un peu nunuche entre autre. On a envie de lui crier de se barrer de ce naufrage !
Bon, après consultation de l'affiche et du dossier de presse, il semble que nous n'ayons pas eu droit à la troupe habituelle, mais ça restera dans nos mémoires comme un spectacle à oublier très vite !!!

vendredi 27 août 2010

La marche nordique....à Paris !

Alors voilà, un matin, on se réveille et soudain, oups ! c'est vrai, hier, je me suis inscrite pour une initiation à la marche nordique !
Sport relativement récent chez nous venu du froid scandinave, il semble qu'il permette un effort beaucoup plus complet que la marche "classique".
Direction le bois de Boulogne, près de l'entrée du Jardin d'Acclimation, où j'ai rendez-vous avec Sébastien et ses groupies...
9h15, nous sommes trois plus lui. C'est peu, mais c'est la première séance de rentrée et beaucoup de parisiens sont encore en vacances. 
La séance commence par un échauffement musculaire assez complet, puis nous voilà partis. J'étais assez dubitative sur l'intérêt des bâtons, mais je découvre vite que ce ne sont pas des accessoires facultatifs et qu'ils participent vraiment à rendre ce sport complet. Sébastien est un moniteur attentif et exigeant : il corrige tous les défauts dans la posture et dans l'allure, et ce tout au long de notre marche. 
Très vite, en étant attentive à ses conseils, je ressens le plus qu'apportent les bâtons dans l'acquisition du rythme de la marche et dans le travail des muscles des bras et des épaules qui ne sont généralement pas sollicités par la marche. J'arrive même à un instant grâce à ses corrections à placer ma colonne vertébrale d'une façon qui soulage mes douleurs lombaires résiduelles et généralement constantes. C'est une vraie découverte pour moi !
La séance se déroule dans une ambiance très conviviale avec recettes de confitures et leçons de nature en prime : c'est vrai qu'il est bien agréable de pouvoir observer les lapins, les écureuils ou les hérons cendrés du bois de Boulogne ou de s'arrêter un instant pour goûter les mûres ou le sureau.
Il est près de 11h30 quand nous nous séparons après un thé préparé et offert par Sébastien . Une manière bien agréable de terminer cette première séance d'initiation à la marche nordique.
Une expérience à renouveler rapidement !!!

Un petit lien vers le site de Sébastien si l'expérience vous tente :

http://www.randobivouac.com/

jeudi 17 juin 2010

Comme ils disent....

Juste un petit mot pour une petite pièce dans un petit théâtre de Paris....

Mais un moment de rire si petit soit-il ne se refuse pas, et chaque instant mis bout à bout, c'est peut être aussi ça le bonheur.

Alors, allez voir Comme ils disent, au théâtre du Temple, ils sont drôles, ils prennent du plaisir sur scène et c'est bon !

Private just for you : j'étais avec toi pour les trois coups comme promis, et  je te raconterai une scène spéciale dédicace où il est question des Chuppa chup's que nous aimons tant.... à bientôt...

mercredi 2 juin 2010

Oups ! Préservatif, c'est un gros mot, ça ? suite

Allez, maintenant, juste pour le fun, les préservatifs et les perles de la vente en pharmacie....
D'abord, quelques années en arrière, une marque de préservatifs avait mis dans ses boites un leaflet avec au recto un schéma très suggestif sur "comment mettre le préservatif "et au verso, ce petit texte : "bonjour, je voudrais une boite de préservatifs".
On nous présentait donc ce petit papier pour éviter la honte de passer pour un gros pervers en demandant des préservatifs au comptoir...
Et là, lorsque le monsieur(c'était souvent des messieurs alors) était entouré de clients de part et d'autre, un de mes grands plaisirs de jeune pharmacienne espliègle (arg, arg, arg ! c'était y'a bien longtemps, ma pov'dame, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître....)  était de lui rendre le papier qu'il m'avait tendu côté pile en le posant sur le comptoir côté face.
J'aurais pu à l'époque faire une galerie photos sur les différentes teintes de rouge que peut prendre un visage...
Après, il y avait aussi les provocateurs, côté client : un charmant monsieur, par exemple, entré depuis quelques années déjà dans ce qu'on appelle le troisième âge et qui, dès qu'il y avait des clientes du même âge et un peu coincées dans la pharmacie, entrait en claironnant : "je voudrais une boite de préservatifs XXL" m'obligeant à chaque fois à réprimer un sourire face à la mine offusquée des dames en question.
J'ai eu aussi une période où, à ceux qui trouvaient nos préservatifs trop chers, j'en proposais d'autres tricotés main, moins efficaces mais moins chers et plus chauds pour l'hiver.
Plus récemment, il y a eu aussi cette après midi de délire où après une vente de boite de préservatifs à 2 euros, notre préparateur sexagénaire (euh, note pour les incultes, ça ne veut pas dire qu'il aime le sexe, mais qu'il a plus de soixante ans) et grisonnant nous a fait une choré sur l'air de "cry cry cry" d'Océana en remplaçant les paroles du refrain par ce slogan imparable " avec deux euros, on fait deux heureux".
Et puis au fil du temps, il y a eu ma spécialisation en préservatifs, parce que j'avais une certaine liberté de paroles et de conseil sur le sujet quand mes collègues plus âgées cachaient vite la boite qu'on leur tendait dans un sac plastique.
Et là, c'est un moment de bonheur, le "j'vous laisse avec ma collègue, c'est la spécialiste pour CA"
Enfin, voilà, je me suis donc retrouvée conseillère es-capotes ...En pharmacie, ceci dit, ce n'est pas trop compliqué et chez nous, les préservatifs, c'est essentiellement Monsieur Durex qui nous les vend.
Alors voilà l'offre en gros :
Pour les goûts, sachez qu'effectivement en pharmacie traditionnelle vous trouverez le plus souvent les classiques fraise, banane, pomme..mélangés dans une même boîte. Mouai, pourquoi pas.... les hommes étant souvent des accrocs de la fellation ça permet surement à certaines de surmonter leur dégoût de la chose, mais bon après chacun fait comme il le sent... le + conseil : on peut agrémenter le goût fraise avec un peu de chantilly (éviter de la remplacer par de la mousse à raser, moins chère mais moins gouteuse et ce, même si ça vous rappelle vos bizutages d'entrée en classes prépa); par contre, je déconseille fortement la banane flambée et la compote de pommes si on veut conserver une bonne entente au niveau du couple...
Après, il y a les favoris des messieurs, les "Performa" : le préservatif de folie, avec de la benzocaïne (anesthésique local) pour retarder l'éjaculation... ça dure longtemps, longtemps, longtemps.. zzzzzzzzzzzzzzz...euh, keske je disais, ah, oui, trop longtemps....il y a des moments où si monsieur pouvait arriver à l'orgasme un peu plus vite, ça serait pas plus mal...surtout si on n'est plus trop concernée parce qu'on a déjà passé le cap depuis un ptit moment....le + conseil : si monsieur a l'obsession du Performa, prévoyez quelques magazines ou un bon bouquin et terminez par une petite levrette ce qui vous laissera de l'espace et les mains libres pour tourner les pages.
On arrive à mes chouchous : les Pleasure Max : "Doublement texturé, ce préservatif offre une texture à la fois perlée et nervurée pour des sensations décuplées"(ça, c'est la pub !)  Aaaaaah rappelle-toi, Barbara, comme disait Prévert... Je ne suis pas sure que les messieurs fassent vraiment la différence, mais en tout cas, côté fille, c'est assez sympa...dans le même genre et avant existaient les Excita. Mummmmmm.... tout un programme ! le + conseil : essayez rien que par les sensations que ça procure de découvrir à quel endroit du préservatif se trouvent les textures....
On peut l'associer ou pas à l'anneau vibrant....que je vous laisse découvrir; Le + conseil : évitez de le conserver dans votre sac à main, ça peut occasionner des situations gênantes, du type "maman, y'a ton téléphone qui vibre dans ton sac, je te l'apporte..."
Reste : 
- les classiques, "jeans", "love",  "pour bien débuter avec un préservatif", genre tu mets les autres, tu foires,
- les "feeling", version extra fins,( si madame ! les préservatifs, c'est comme les p'tits pois !) genre : " mais, tu n'as pas mis de préservatifs, mon chéri ? si, darling, mais il est tellement fin que tu ne sens pas la différence..." (euh, ça c'est la version pour couple anglo-français; remplacé "darling" par "ma chérie" dans le cas d'un couple traditionnel francofrançais)
- les "avanti ultima", sans latex, pour éviter les oedèmes de Quincke en cas d'allergie au latex, genre :  si, quand tu commences à faire l'amour, tu crois être avec Antonio Banderas (c'est pas un futur, c'est un acteur !) et que, quand  tu termines, tu es avec Elephant Man, ou ton partenaire est allergique au latex, et il faut lui acheter des avanti ultima, ou tu es allergique à ton partenaire, et là, barre-toi très très vite !!!!
- les "attends que je la mesure pour pas me planter sur la taille", autrement appelés "XL" pour les plus grands, (attention, c'est comme les combis de plongée, faut pas flotter dedans, ni avant ni pendant l'immersion, private joke pour les plongeuses en rose) ou "Ultra slim" sans rapport avec le jean que tu portes quoique qu'à force de comprimer tout ça, c'est normal que ça finisse en vermicelle !
A noter que contrairement aux jeans, il n'existe pas chez nous de taille basse et à noter aussi que le préservatif n'est ni lavable, ni réutilisable, si, si, on nous pose encore la question !
De plus, figure sur la boite une date de péremption, donc évitez de prendre une boite familiale pour frimer devant les copains, genre "pffff, ça m'fait la soirée, ça !".
Voilà pour ce petit tour d'horizon de la capote, pharmaceutique en l'occurence. Bon, je sais, on n'est généralement pas très fun ni très originaux en pharmacie, mais bon, on est des professionnels de santé quand même !!!! hein, faut pas l'oublier, ça !
Et quand le client quitte le comptoir avec sa boite et qu'il est huit heures du matin, reste à subir l'inévitable "bonne soirée" lancé par le jeune pharmacien débutant accompagné ou non par le clin d'oeil bien lourdingue de circonstance. 
Elle est pas belle, la vie ! 


lundi 17 mai 2010

Carton Rouge pour Adèle Blanc-Sec....

Inutile d'en dire plus, je le crains ! Il y a beaucoup de petites choses très drôles dans ce film, notamment d'impayables rôles secondaires...

Seulement, il y a hélas, Adèle ! Or, malgré son indiscutable beauté, Adèle, ou plutôt Louise Bourgoin, en l'occurence, joue faux, mais faux à un point qu'on n'y croit pas du premier au dernier mot ! Elle gigote, elle s'agite mais rien ne va : ni les gestes ni les mots : pas une seconde on ne croit à l'aventurière, pas un instant, la soeur éplorée semble crédible, rien rien rien !

Restent les hilarantes momies et le ptérodactyle improbable....

Un moment de cinéma à oublier très vite !

Il était une fois....p....! marre des contes de fées !

Vous connaissez tous ici mon aversion pour les belles histoires, bien classiques, bien écrites et qui se terminent bien, genre, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants !
Moi, mon style, c'est plutôt le trash et l'immoral...
Alors voilà : que faire quand on passe sa vie à renier Blanche Neige et la Belle au Bois Dormant, ainsi que leurs abrutis de princes respectifs, et que, soudain, il y a un grain de sable dans la mécanique, que tout déraille et que l'on se retrouve face à un authentique conte de fée, sauf que les héros se baladent avec des oeillères plus grosses que moi ?
Alors si, en plus d'immorale, j'étais sadique, je me réjouirais et je dirais arg arg arg ! avec le petit rire qui fait froid dans le dos qui va bien....


En effet, même quand tous les ingrédients sont là, Amour, avec un A plus grand que la Tour Montparnasse, beauté, jeunesse (ouai, enfin, faut plus trop traîner quand même), soleil (euh, pas pour nous, là, je déconne....) ben même quand tout ça est réuni, ben, ils n'y arrivent pas ! et pire que ça, ils ont mis au point un nouveau jeu "c çui l'plus con ki gagne" comme d'autres auraient croisé une sorcière de merde avec une pomme empoisonnée ou une fée aigrie avec un rouet déglingué, histoire de se compliquer la vie...
Moi je dis qu'il y a quand même des paires de claques qui se perdent, ma pôv'dame ! et comme je ne suis pas sadique, malgré tous mes énorrrrrrrrrrrrmes défauts, je suis EN COLERE !!!!
Alors bon, je ne croirai jamais aux contes de fées, je ne mettrai plus les pieds chez Disney, et si par malheur, j'y retournais, même pas je visiterais les attractions dans le sens des aiguilles d'une montre pour ne pas perdre de temps ... oh !! zut, j'suis en retard ! Par mes moustaches, je suis en r'tard, en r'tard, en r'tard !
Ouai, je sais, je n'ai rien d'un Lapin blanc.... quoique.... ;o))

samedi 1 mai 2010

Le bonheur existe, j'ai rencontré Gotan Project....


Un soir de printemps, il fait beau et on mange rapidement sur un banc du Parc Citroen avant de se diriger à pied vers la Maison de la Radio... Paris est sûrement une des plus belles villes du monde et en cette fin d'après midi, le soleil caresse la Statue de la Liberté sous les yeux compréhensifs de la grande dame d'acier.

Arrivées à l'heure, peu d'attente, nous entrons rapidement dans le studio 104. Vers 21h, le concert débute, retransmis en direct sur France Inter.

La magie opère dès les premiers instants. Musique virile et sensuelle, les corps bougent malgré eux pris par le rythme. Les images qui défilent derrière le groupe sont très insipides en début de spectacle : on voudrait du rouge, des corps, quelque chose de très charnel et on voit défiler des clichés à la David Hamilton.

Alors on se concentre sur le groupe : l'incroyable joueur de bandonéon, le pianiste et ses mains ensorcelantes, la trompettiste/violoniste aux notes déchirantes, la chanteuse à la voix envoûtante, le guitariste aux accents chauds de velours et les deux "mixeurs" qui font toute l'originalité inimitable du son Gotan.

Puis, le duo entre la chanteuse et le bandonéoniste : elle sensuelle, lui, un timbre qui tire les larmes. L'arrière plan arrive à la hauteur du son.... Mi Confesion, avec les rappeurs de Koxmoz sur l'écran reste certainement un des instants les plus forts du concert.

Et là, on est pris au piège, on ne sortira plus de l'univers Gotan, on les suit à Buenos Aires, on prend la route avec eux sur la Panaméricaine et la salle finit debout, bougeant, envoûtée par la musique, tapant des mains et en réclamant, encore et toujours, pour que la magie Gotan ne s'arrête pas.

23h, pont de Grenelle, la Maison de Radio France s'éloigne dans notre dos, Paris la nuit, Buenos Aires dans nos têtes.... La Tour Eiffel scintille de tous ses feux pour tenter de nous convaincre que Paris est la plus belle du monde, mais là-bas, au bout de la Panaméricaine, un joueur de bandonéon nous invite dans un tango électronique aux accents chauds et enivrants et l'encre noire de la Seine écrit les premiers mots de notre prochain voyage sud américain...

Spécial grand merci à Chrys, pour m'avoir invitée et à François, qui nous a offert les places....

mercredi 31 mars 2010

Facebook et les ados....

Un long dimanche de travail où vous vous ennuyez un peu, faites cette petite expérience édifiante : inventez une ado à qui vous donnez un nom marrant rappelant une maladie contagieuse ou non, (genre Monsieur et Madame Ftéry ont un fils, comment l'appelle-t-il ? Ben Eddie, bien sur!), et créer lui un compte Facebook....
Une date de naissance, quelques détails bien bateau sur ses passsssssssssions, une photo graphique qui ne représente rien et un lycée pioché au hasard dans la liste proposée....

Après, viens la partie la plus drôle : chercher les ados de votre entourage, que vous connaissez, fille des voisins, neveu, fille, fille d'amis, fils du commerçant du coin enfin bon, n'importe quel ado qui bien sur a un compte FB et demandez lui de devenir votre Ami !!!!

J'ai récupéré plus de 35 amis en quatre jours !!!! sur les quarante que j'ai sollicités, seulement quatre ou cinq ont refusé purement et simplement, quatre m'ont envoyé un message pour me demander comment on se connaissait, et deux ont accepté en mettant une question sur mon mur....

Grrrrrrrrrrrrr ! ça me fait froid dans le dos ! on passe notre temps à alerter nos ados sur les dangers d'internet, on leur explique en long en large en travers la perversité de ces réseaux sociaux sur lesquels d'ailleurs ils passent leur temps à TROOOOOOP s'aimer et à copieusement s'insulter avec des termes qui nous auraient valu des claques si on avait osé les murmurer à leur âge..... et voilà : ils acceptent dans leurs contacts rigoureusement n'importe qui, partagent avec lui photos parfois très spéce, messages privés, états d'âmes.... alors qu'ils mettent un point d'honneur à ne pas accepter leurs parents ! (arrête, trop la tehon ! )

C'est nul, mais nous en sommes les principaux responsables hélas.... enfin, une chose me console quand même un peu...ma fille a été parmis les cinq qui ont refusé sans même un mot ! je t'aime ma fille !

dimanche 28 février 2010

Thelma, Louise et Chantal...

Un mercredi après-midi d'hiver à Paris, il fait gris, froid et ce sont les vacances scolaires. Proches de se laisser aller à la déprime amplifiée par l'absence de leurs enfants, deux femmes décident de se faire un ciné.

Jusque là, l'idée est plutôt bonne. Elles choisissent un film léger, histoire de ne pas se prendre la tête et de passer un bon moment. In extremis, elles sont rejointes par une troisième amie qui, elle, a laissé ses filles à la maison et veut se changer les idées.

Nous voilà donc embarquées ensemble devant Thelma, Louise et Chantal .... La salle est presque vide, hormis quelques pensionnaires de la maison de retraite du coin...well, ça commence bien. Mais, bon, on s'en fout, on est là pour se détendre !

Le film commence, sympa, le chien dans le freezer plutôt rigolo. Et puis, et puis, petit à petit tout dérape : trois actrices vieillissantes Caroline Cellier, Jane Birkin et Catherine Jacob nous projettent face à un avenir féminin grinçant. Difficile de ne pas s'identifier à l'une ou l'autre de ces femmes, à leur fragilité, à leurs échecs, à leurs désillusions, à leur souffrance.

On rit, certes, on rit, mais on rit parfois jaune et on rit là où ça fait mal.

En sortant de la salle, on ne peut pas dire que l'humeur était joyeuse et je crois que ça nous a minées pour quelques jours encore.

La prochaine fois qu'il fera triste à Paris en hiver, je resterai chez moi sous ma couette.

mardi 26 janvier 2010

Mangez-le si vous voulez !

J'ai toujours redouté la foule...
Un jour, alors que j'étais encore étudiante à Lyon, je me suis retrouvée au milieu d'une manif dans laquelle je n'avais rien à faire. Toute mon énergie s'est alors concentrée pour m'extirper de ce monstre humain incontrolable.

J'étais à l'hôpital, attendant d'être opérée lorsque j'ai lu le livre de Jean Teulé dont il est question aujourd'hui.

Lecture facile et rapide, quelques heures seulement pour arriver à la fin de ce court opus... mais l'esprit dans un tourbillon.

Tout commence sous le soleil et se termine dans l'écoeurement. Escalade de l'horreur, spirale de la folie collective qui vont aboutir à la torture et à la mort, insuffisantes encore à assouvir la haine inexpliquable et irraisonnée d'une foule appâtée par l'odeur du sang et de la vengeance : le festin humain de les arrêtera même pas dans un accès de canibalisme inexpliquable dans ce Périgord du XIXème siècle.

La plume de Teulé est toujours remplie de détails et d'images et on vit cet accès de délire mortifère collectif comme une course haletante derrière la victime traquée et désespérée, meurtrie, déchiquetée dans son corps et espérant malgré tout en la conscience et la raison individuelle au milieu de cette foule déchainée qui le lamine sans raison.

Ce livre a une résonnance particulière pour moi en ce moment, et j'en conseillerais volontiers à certaines personnes que je cotoye.

Je concluerai par un extrait d'une chanson de Brassens qui résume assez bien mon propos :
"Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons. "
A bon entendeur, salut !

dimanche 10 janvier 2010

Rose fanée ??

Ben voilà, le nouvel album de Rose est sorti....Well que dire ? j'avais adoré le petit bijou qu'était le premier, son album éponyme.
Comme quoi, il arrive que la progression soit impossible....que l'on donne tout dès la première oeuvre....



Enfin, bon, agréable à écouter, toujours cette petite voix un peu cassée qui accroche, un accompagnement sympa, mais.....



Mais, ce ne sont plus les textes du premier.... ils n'ont plus la même force, le petit côté vitriol décapant....



A écouter avant de passer très vite à autre chose....

dimanche 13 décembre 2009

Gallo d'essai....



Petit coup de coeur pour une petite chanson en passant.... une petite touche de printemps groovy dans la grisaille et le froid hivernaux....

mardi 10 novembre 2009

Le mal des Maldives


Petit article anodin ce soir, sur le mal des Maldives.
Mes amis sont partis en croisière de plongée, et même si, sur le bateau, le problème est que l'on ne peut pas descendre, (n'est ce pas Chrystelle ?), ils me manquent.
J'aurais voulu découvrir avec eux les merveilles sous-marines que recèle l'archipel, au lieu d'assurer la garde de Iouri (merci Lolo et Mathieu !), j'aurais voulu cramer au soleil sur le pont (promis, Flo), après la plongée, j'aurais voulu délirer avec eux comme lors de cette soirée pré-croisière que G.O. Carole ;o) nous a organisée, le tout en dégustant le délicieux "sirop de menthe" cuvée spéciale Maldives recapsulé (hein, Nico !).
Mais je suis là, coincée avec mon dos convalescent.
Et je relis, émue, les dédicaces qu'ils m'ont laissées en première page du livre que j'ai trouvé dans ma boite aux lettres le jour de leur départ :
"Pourquoi j' suis pas aux Maldives ?"
Vous me manquez tous et je vous aime.
Profitez en bien et à très bientôt !
En attendant votre retour, je rêve en regardant des vidéos comme celle-ci sur le net...

mardi 3 novembre 2009

Madame Eiffel et ses lumières


Vacances de la Toussaint obligent, ma schroumpfette est en vacance. Donc, pour lui faire oublier que je travaille, hier soir, on a fait soirée "filles".

Après un diner en tête à tête (ou presque) au restaurant le Buron, où on nous a présenté la Cocotte (voir le lien pour plus de détails, Krol, no comment ! ;op) :
j'ai emmené la prunelle de mes yeux admirer le nouvelle éclairage de la grande dame d'acier !

Ben oui, de temps en temps, ça fait du bien de jouer les touristes dans sa propre ville. On s'est donc plantées à 22 heures pétantes au milieu du Champs de Mars et là, on en a pris plein les yeux : bleue, étincelante, puis blanche, rose, rouge, verte, unie, bicolore, bariolée, un vrai festival, avec le Troca en point de mire.

Il faisait froid, mais il y a des moments où on redécouvre une chaleur d'enfant en ouvrant simplement les yeux et en se disant que l'on est peut être dans une des plus belle villes du monde....

samedi 3 octobre 2009

Chant d'automne


Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.


Baudelaire avait tout dit et comment l'oublier quand la lumière descend et que la vie s'enlise dans la froidure retrouvée.

Quand bascule-t-on dans l'automne, à quel instant précis peut-on se dire que l'été est fini ? Dehors, on ne sait même plus, on écoute la radio ou on regarde sur le net ou sur son Iphone pour savoir si l'automne est là et si les bouchons du matin ont dépassé ou pas les 120 km.

Dedans, c'est encore plus compliqué, l'automne, c'est peut-être lorsqu'on a plus envie.

Plus envie de se battre, plus envie de continuer ou alors juste pour assurer le minimum vital, quand on ne trouve plus l'énergie de la folie, quand on ne sait plus créer l'étincelle.

Faire de chaque instant de sa vie un instant de joie, faire d'une rencontre une aventure, d'un instant l'aboutissement d'une attente, d'un espoir.

Vivre le printemps dans toute sa difficulté pour mieux apprécier l'intensité instantanée du bonheur.

Et là, ce n'est plus possible, ce n'est plus d'actualité.

Alors on cueille les derniers fruits, on espère encore un peu de jus, un peu de vie. On retourne aux sources, on boit encore, mais l'eau est déjà plus froide et sans vigueur.

Comment apprécier l'automne ? Comment trouver en cette saison une envie de continuer ?

Et cet ami qui me quitte encore, et cet amant que je quitte enfin, et l'autre que je n'aurai même pas à quitter tellement nous étions peu ensemble...

L'automne pleure sa grisaille à mes fenêtres, je ne sais plus où aller, et comment vivre l'automne de la vie.

samedi 15 août 2009

"Les Dames de Nage" Bernard Giraudeau

Me voilà rentrée de vacances avec des images plein la tête. Je les dois à un écrivain que j'ai découvert au fil de trois livres (hé, oui, en une semaine, étonnant, non, aurait dit Monsieur Cyclopède !) : il s'agit de Bernard Giraudeau.
Pff, me direz-vous, je vous entends déjà, mais Giraudeau, c'est un acteur, et tout le monde le connait: beau gosse, belle gueule, beaux yeux bleus.... oui, certes, mais là, j'ai été bluffée.

Alors je vous livre en brut mes impressions écrites sur la page de garde après avoir achevé le premier des trois : Les Dames de Nage.

"Piriac 9/8/09

Difficile d'entrer dans un roman quand on ne sait pas où il va.

Si je croyais à l'astrologie, je penserais que Bernard Giraudeau est né sous la constellation des Gémeaux, comme moi: un peu dans tous les sens, un peu décousu et pourtant le fil existe et on le tisse page après page.

Il écrit bien, trop bien. Un style envoutant, prenant, plein d'images, de lumières, de vies, explosion des sens et des rencontres, si bien que l'on oublie la sienne de vie, la nôtre, celle de l'auteur, celle du conteur, celle qu'il essaie de figer à travers chaque instant ou chaque image, au lieu de la vivre au présent, et qui peu à peu lui échappe."

Voilà, derrière, deux autres romans, Hommes à terre et Cher amour, dont je vous parlerai sans doute plus tard. Il me faut un peu de temps.

Au fait, j'ai vérifié sur le net, il est vraiment gémeaux, étonnant, non !