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mercredi 21 octobre 2009

La Trahison des Images

La trahison des images, Magritte, 1929.
On peut réfléchir longuement sur ce tableau de Magritte,
sur le pourquoi du comment,
sur l'objet et la représentation de l'objet,
sur la fonction de la représentation de l'objet,
et sur l'objet lui-même.
Pourtant,
c'est toujours l'automne et rien ne change,
alors c'est un petit clin d'oeil surréaliste que j'adresse
pour éviter une introspection trop douloureuse.
Et je confirme, ceci n'est pas une pipe,
il y a au-delà de l'oeuvre,
au-delà de l'objet ou de l'action,
le pourquoi, la cause profonde qui fait avancer le monde.
Le hasard n'est jamais pour rien dans l'action ou la représentation,
il y a toujours une motivation ou un but intrinsèque :
la découverte, l'amour, le plaisir, le défi, le désespoir ou l'incompréhension.
Et après l'avoir trouvé, le plus difficile reste de l'accepter pour ce qu'il est.
A tous ceux qui se reconnaitront dans ces quelques phrases,
A Steph, Patoune, Gilou, Dom
et
A Pierre.

mardi 14 octobre 2008

Philosophe critique d'art....


Comment expliquer ça ?

On rencontre, au détours de ce métier de comptoir, un client parmi tant d'autres. Peu à peu, autour de bribes de son existence, on se construit une image, une histoire de sa vie, on apprend à connaître cette image à la renforcer, à étayer le personnage que l'on s'est imaginé.

Je l'avais bâti moitié diplomate, moitié artiste, coincé entre deux ministères obscurs. Son périple en Amérique du Sud, aussi rocambolesque lorsqu'il en parlait qu'une aventure de Tintin, m'a confortée dans cette image.

Puis, un café, les photos de cette chasse au chamane aux couleurs exotiques et aux détails incroyables. Je ne savais plus si j'avais à faire au grand blond avec une chaussure noire ou au professeur Nimbus.

Enfin, aujourd'hui, ce café décalé dans mon nouveau repaire. Il était totalement décalé dans cette vie de quartier que j'affectionne depuis quelques mois. Et là, au fil des questions que je lui ai poséees, je ne savais plus qui j'avais en face moi.

Il n'est pas celui que je croyais, et je ne sais comment dire que ça me trouble. J'ai accepté ce moment avec lui un peu parce que je le trouvais marrant et surtout parce qu'il a beaucoup insisté. Il m'a intriguée à ne vouloir parler de lui qu'avec réserve, sans trop de détail ou plutôt sans me dire explicitement ce qu'il faisait.

Alors je l'ai "googlisé", ce soir, comme ça, pour comprendre. Et j'ai découvert l'ancien directeur d'Institut, le philosophe, le critique d'art et surtout l'écrivain dont certaines publications sont à dix mille lieues de ce que je pouvais imaginer de lui.

Et je ne comprends pas ce que je viens faire dans cette histoire...

dimanche 18 mars 2007

Du peintre Géricault, on ne connaît souvent que son oeuvre monumentale : "Le Radeau de la Méduse", exposée au Louvre.

Intéressant tableau, très sombre, très noir, plein de désespérance, on ne peut que rester figé sans voix devant cette oeuvre monumentale la première fois qu'on la découvre.

Mais on connait moins ses "fous". Alors, ce soir, voici deux autres tableaux de ce peintre pionner des réalistes, et ancrés dans la noirceur et la peur collectives.

Cette série de tableaux était censée illustrer la thèse du « délire partiel hors duquel les monomanes sentent, raisonnent et agissent comme tout le monde » inventée par les pionniers de la psychiatrie dont Esquirol et qui fit scandale pour être enfin abandonnée au milieu du XIXe siècle.

Dans ces tableaux, Géricault donne à ses fous un regard oblique et son inimitable travail de touches amplifie encore le mystère et la noirceur de la perversion de l'âme humaine chez ces monomaniaques.

lundi 12 mars 2007

Le champignon de l'Emir


Non, ce n'est pas une nouvelle histoire des Mille et une nuits... La magie de l'Orient est bien loin de cette gigantesque amanite grise qui va pousser au milieu de l'eau...

Mais alors, qu'est-ce donc que ça ?
Et bien, voilà... Cette chose, là, ça va s'appeler le Louvre... (merci à l'Internaute pour la photo). Et ça se passe à Abou Dhabi, dans les Emirats Arabes.

Architecture délirante, contrats mirobolants et réactions épidermiques de beaucoup de ceux qui comptent dans l'Art en France. Comment peut-on vendre le Louvre, exporter un nom, un symbole...à coup de pétro-dollars ?

Bizarre histoire, le dossier de l'Internaute vaut la peine d'être lu , les images regardées et celà donne envie d'approfondir cette histoire.
Voilà le lien :