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mardi 10 novembre 2009

Le mal des Maldives


Petit article anodin ce soir, sur le mal des Maldives.
Mes amis sont partis en croisière de plongée, et même si, sur le bateau, le problème est que l'on ne peut pas descendre, (n'est ce pas Chrystelle ?), ils me manquent.
J'aurais voulu découvrir avec eux les merveilles sous-marines que recèle l'archipel, au lieu d'assurer la garde de Iouri (merci Lolo et Mathieu !), j'aurais voulu cramer au soleil sur le pont (promis, Flo), après la plongée, j'aurais voulu délirer avec eux comme lors de cette soirée pré-croisière que G.O. Carole ;o) nous a organisée, le tout en dégustant le délicieux "sirop de menthe" cuvée spéciale Maldives recapsulé (hein, Nico !).
Mais je suis là, coincée avec mon dos convalescent.
Et je relis, émue, les dédicaces qu'ils m'ont laissées en première page du livre que j'ai trouvé dans ma boite aux lettres le jour de leur départ :
"Pourquoi j' suis pas aux Maldives ?"
Vous me manquez tous et je vous aime.
Profitez en bien et à très bientôt !
En attendant votre retour, je rêve en regardant des vidéos comme celle-ci sur le net...

jeudi 30 juillet 2009

La peur du gendarme....sous l'eau !

Pas de mauvais esprit, j'ai bien dit "sous l'eau" et pas soûlot !
Plouf ! tout a commencé ce matin, quand j'ai visionné cette petite vidéo d'un sujet du journal de 20h de la Une :


Elle m'a replongée quelques années en arrière et je me suis dit qu'enfin, après tout ce temps, certains devraient me faire leurs excuses !

Mais revenons-en à la petite histoire :

Nous étions alors à Carry le Rouet, pour un week-end prolongé avec mon club de plongée. La soirée de la veille avait été un peu longue et un peu arrosée, et ceci est un doux euphémisme. J'étais rentrée dans ma chambre, la tête complètement en vrac, après un petit détour sur la plage attenante à l'hôtel qui nous hébergeait.

Mais, le matin, pas de pitié pour les braves !

Debout 7h, l'esprit pas très clair, je me traîne jusqu'à la table de petit déjeuner. Je n'ai qu'une envie, retourner me coucher ... mais notre directeur de plongée m'annonce une super nouvelle : je plonge avec Maurice !

Quatre jours que j'attends, quatre jours que je tanne tout le monde pour plonger avec lui. Maurice, c'est mon idole: plongeur émérite, MF2, instructeur régional, et surtout un homme adorable, gentiment hyperactif mais toujours prêt à rendre service et toujours là quand ça ne va pas.

Mais, plonger avec lui, ça veut dire une 40 m et la nécessité d'être nickel sous l'eau. Bon, suis une grande fille, j'assume ! Mes compagnons de beuverie de la veille, comme les appelle gentiment Claudine, se contenteront, eux d'une 15-20 m tranquille avec leurs élèves, le tout en grognant. Sympas les garçons!

Dans le bus qui nous descend au port, Gégé qui a été témoin de mes "exploits" de la veille, me lance narquois : "aujourd'hui, si tu vois un truc insolite, t'as intérêt à le prendre en photo, parce que personne ne te croira !"

Donc, immersion avec Maurice et Eric, un futur candidat niveau 4. Plongée tranquille sur un tombant, descente à 39m, nous sommes chacun dans notre coin, je prends des photos, Maurice me montre pas mal de choses intéressantes.

Puis, soudain, arrivent deux plongeurs en combi bleu canard, avec des collerettes oranges fluo. Ils demandent par signe qui est le chef de palanquée. Maurice palme jusqu'à eux et là, ils montrent l'écusson "gendarmerie nationale" sur leur combi et Maurice se met au garde à vous.

Suit un dialogue par signes, durant lequel j'ai l'impression de rêver... j'essaie de prendre une photo, mais mon appareil ne déclenche pas.

La fin de la conversation signe la fin de la plongée et nous remontons tranquillement le long du tombant. Arrivés à cinq mètres au palier, Eric déroule son parachute et pendant qu'il monte, je regarde où est Maurice. Quand je me retourne à nouveau vers Eric, il a son parachute dans ses mains. Pendant un court instant, je crois avoir une hallucination, avant de comprendre que son parachute s'est déchiré.

Je sors le mien, le lâche, Eric n'a presque plus d'air...Et là, je m'aperçois que Maurice a disparu. Je le retrouve visuellement quelques mètres plus bas, où il est redescendu pour raconter notre contrôle de gendarmerie sur l'ardoise immergeable de Guy.

Inutile de vous dire que quand nous regagnons la surface et le bateau, et que j'annonce que nous avons été contrôlés par des gendarmes à -40, tout le monde se fout de moi naturellement.

Alors, je suis contente aujourd'hui, trois ans après, qu'enfin un journal télévisé me rende justice et que l'on reconnaisse que les contrôles gendarmesques sous-marins ne sont pas seulement le mirage d'un esprit embué par la narcose et les relents d'alcool !


dimanche 18 mars 2007

Jojo le mérou...


Le mérou est un poisson assez débonnaire...
Sous l'eau, beaucoup de plongeurs le recherchent et une fois qu'ils l'ont en face d'eux, le regardent comme fascinés par ce pèpère tranquille des profondeurs.
J'ai trouvé l'affiche de Cousteau sur Jojo le Mérou et je ne connais pas ce film.
Pourtant, je crois que je l'ai rencontré : Jojo est un plongeur, mais avant tout Jojo est un homme. Comme son poisson fétiche, il est assez débonnaire, de bonne composition et apparemment jovial.
Mais, Jojo est un grand taiseux. Son monde est celui du silence et de la dissimulation. Il laisse le public perplexe car à force de l'observer, on croit le connaître et il nous trompe encore.
Jojo est un dragueur, les filles passent, il les collectionnent comme les plongées, les livres, les pierres ou les photos de mérous. Parfois, une, deux, voire plus, en même temps : il prend ce qui lui tombe sous la main, profite de l'instant. Il ne choisit pas, c'est le hasard qui décide pour lui.
Et puis, Jojo navigue...en eaux troubles. Il louvoie, il nage doucement, zigzague entre ses conquêtes qui s'étiolent, se déssèchent ou s'en vont.
Si vous aimez les mérous, si vous tombez sur Jojo, prenez une photo et ratez-là. Planquez-là tout au fond de votre ordinateur et oubliez-le. Il y a tellement de belles choses à voir sous l'eau autour des mérous... moi, ce que j'aime, ce sont les Nudibranches, et maintenant, quand je vois des mérous, je les fuis..... et vous ?