Affichage des articles dont le libellé est Paris. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Paris. Afficher tous les articles

jeudi 17 juin 2010

Comme ils disent....

Juste un petit mot pour une petite pièce dans un petit théâtre de Paris....

Mais un moment de rire si petit soit-il ne se refuse pas, et chaque instant mis bout à bout, c'est peut être aussi ça le bonheur.

Alors, allez voir Comme ils disent, au théâtre du Temple, ils sont drôles, ils prennent du plaisir sur scène et c'est bon !

Private just for you : j'étais avec toi pour les trois coups comme promis, et  je te raconterai une scène spéciale dédicace où il est question des Chuppa chup's que nous aimons tant.... à bientôt...

lundi 17 mai 2010

Carton Rouge pour Adèle Blanc-Sec....

Inutile d'en dire plus, je le crains ! Il y a beaucoup de petites choses très drôles dans ce film, notamment d'impayables rôles secondaires...

Seulement, il y a hélas, Adèle ! Or, malgré son indiscutable beauté, Adèle, ou plutôt Louise Bourgoin, en l'occurence, joue faux, mais faux à un point qu'on n'y croit pas du premier au dernier mot ! Elle gigote, elle s'agite mais rien ne va : ni les gestes ni les mots : pas une seconde on ne croit à l'aventurière, pas un instant, la soeur éplorée semble crédible, rien rien rien !

Restent les hilarantes momies et le ptérodactyle improbable....

Un moment de cinéma à oublier très vite !

samedi 1 mai 2010

Le bonheur existe, j'ai rencontré Gotan Project....


Un soir de printemps, il fait beau et on mange rapidement sur un banc du Parc Citroen avant de se diriger à pied vers la Maison de la Radio... Paris est sûrement une des plus belles villes du monde et en cette fin d'après midi, le soleil caresse la Statue de la Liberté sous les yeux compréhensifs de la grande dame d'acier.

Arrivées à l'heure, peu d'attente, nous entrons rapidement dans le studio 104. Vers 21h, le concert débute, retransmis en direct sur France Inter.

La magie opère dès les premiers instants. Musique virile et sensuelle, les corps bougent malgré eux pris par le rythme. Les images qui défilent derrière le groupe sont très insipides en début de spectacle : on voudrait du rouge, des corps, quelque chose de très charnel et on voit défiler des clichés à la David Hamilton.

Alors on se concentre sur le groupe : l'incroyable joueur de bandonéon, le pianiste et ses mains ensorcelantes, la trompettiste/violoniste aux notes déchirantes, la chanteuse à la voix envoûtante, le guitariste aux accents chauds de velours et les deux "mixeurs" qui font toute l'originalité inimitable du son Gotan.

Puis, le duo entre la chanteuse et le bandonéoniste : elle sensuelle, lui, un timbre qui tire les larmes. L'arrière plan arrive à la hauteur du son.... Mi Confesion, avec les rappeurs de Koxmoz sur l'écran reste certainement un des instants les plus forts du concert.

Et là, on est pris au piège, on ne sortira plus de l'univers Gotan, on les suit à Buenos Aires, on prend la route avec eux sur la Panaméricaine et la salle finit debout, bougeant, envoûtée par la musique, tapant des mains et en réclamant, encore et toujours, pour que la magie Gotan ne s'arrête pas.

23h, pont de Grenelle, la Maison de Radio France s'éloigne dans notre dos, Paris la nuit, Buenos Aires dans nos têtes.... La Tour Eiffel scintille de tous ses feux pour tenter de nous convaincre que Paris est la plus belle du monde, mais là-bas, au bout de la Panaméricaine, un joueur de bandonéon nous invite dans un tango électronique aux accents chauds et enivrants et l'encre noire de la Seine écrit les premiers mots de notre prochain voyage sud américain...

Spécial grand merci à Chrys, pour m'avoir invitée et à François, qui nous a offert les places....

dimanche 28 février 2010

Thelma, Louise et Chantal...

Un mercredi après-midi d'hiver à Paris, il fait gris, froid et ce sont les vacances scolaires. Proches de se laisser aller à la déprime amplifiée par l'absence de leurs enfants, deux femmes décident de se faire un ciné.

Jusque là, l'idée est plutôt bonne. Elles choisissent un film léger, histoire de ne pas se prendre la tête et de passer un bon moment. In extremis, elles sont rejointes par une troisième amie qui, elle, a laissé ses filles à la maison et veut se changer les idées.

Nous voilà donc embarquées ensemble devant Thelma, Louise et Chantal .... La salle est presque vide, hormis quelques pensionnaires de la maison de retraite du coin...well, ça commence bien. Mais, bon, on s'en fout, on est là pour se détendre !

Le film commence, sympa, le chien dans le freezer plutôt rigolo. Et puis, et puis, petit à petit tout dérape : trois actrices vieillissantes Caroline Cellier, Jane Birkin et Catherine Jacob nous projettent face à un avenir féminin grinçant. Difficile de ne pas s'identifier à l'une ou l'autre de ces femmes, à leur fragilité, à leurs échecs, à leurs désillusions, à leur souffrance.

On rit, certes, on rit, mais on rit parfois jaune et on rit là où ça fait mal.

En sortant de la salle, on ne peut pas dire que l'humeur était joyeuse et je crois que ça nous a minées pour quelques jours encore.

La prochaine fois qu'il fera triste à Paris en hiver, je resterai chez moi sous ma couette.

vendredi 4 décembre 2009

P..... comme pétasse


Même ces quelques lignes, elle ne les méritait pas...
Juste le silence et le mépris.
In memoriam.

mardi 3 novembre 2009

Madame Eiffel et ses lumières


Vacances de la Toussaint obligent, ma schroumpfette est en vacance. Donc, pour lui faire oublier que je travaille, hier soir, on a fait soirée "filles".

Après un diner en tête à tête (ou presque) au restaurant le Buron, où on nous a présenté la Cocotte (voir le lien pour plus de détails, Krol, no comment ! ;op) :
j'ai emmené la prunelle de mes yeux admirer le nouvelle éclairage de la grande dame d'acier !

Ben oui, de temps en temps, ça fait du bien de jouer les touristes dans sa propre ville. On s'est donc plantées à 22 heures pétantes au milieu du Champs de Mars et là, on en a pris plein les yeux : bleue, étincelante, puis blanche, rose, rouge, verte, unie, bicolore, bariolée, un vrai festival, avec le Troca en point de mire.

Il faisait froid, mais il y a des moments où on redécouvre une chaleur d'enfant en ouvrant simplement les yeux et en se disant que l'on est peut être dans une des plus belle villes du monde....

mercredi 21 octobre 2009

La Trahison des Images

La trahison des images, Magritte, 1929.
On peut réfléchir longuement sur ce tableau de Magritte,
sur le pourquoi du comment,
sur l'objet et la représentation de l'objet,
sur la fonction de la représentation de l'objet,
et sur l'objet lui-même.
Pourtant,
c'est toujours l'automne et rien ne change,
alors c'est un petit clin d'oeil surréaliste que j'adresse
pour éviter une introspection trop douloureuse.
Et je confirme, ceci n'est pas une pipe,
il y a au-delà de l'oeuvre,
au-delà de l'objet ou de l'action,
le pourquoi, la cause profonde qui fait avancer le monde.
Le hasard n'est jamais pour rien dans l'action ou la représentation,
il y a toujours une motivation ou un but intrinsèque :
la découverte, l'amour, le plaisir, le défi, le désespoir ou l'incompréhension.
Et après l'avoir trouvé, le plus difficile reste de l'accepter pour ce qu'il est.
A tous ceux qui se reconnaitront dans ces quelques phrases,
A Steph, Patoune, Gilou, Dom
et
A Pierre.

samedi 3 octobre 2009

Chant d'automne


Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.


Baudelaire avait tout dit et comment l'oublier quand la lumière descend et que la vie s'enlise dans la froidure retrouvée.

Quand bascule-t-on dans l'automne, à quel instant précis peut-on se dire que l'été est fini ? Dehors, on ne sait même plus, on écoute la radio ou on regarde sur le net ou sur son Iphone pour savoir si l'automne est là et si les bouchons du matin ont dépassé ou pas les 120 km.

Dedans, c'est encore plus compliqué, l'automne, c'est peut-être lorsqu'on a plus envie.

Plus envie de se battre, plus envie de continuer ou alors juste pour assurer le minimum vital, quand on ne trouve plus l'énergie de la folie, quand on ne sait plus créer l'étincelle.

Faire de chaque instant de sa vie un instant de joie, faire d'une rencontre une aventure, d'un instant l'aboutissement d'une attente, d'un espoir.

Vivre le printemps dans toute sa difficulté pour mieux apprécier l'intensité instantanée du bonheur.

Et là, ce n'est plus possible, ce n'est plus d'actualité.

Alors on cueille les derniers fruits, on espère encore un peu de jus, un peu de vie. On retourne aux sources, on boit encore, mais l'eau est déjà plus froide et sans vigueur.

Comment apprécier l'automne ? Comment trouver en cette saison une envie de continuer ?

Et cet ami qui me quitte encore, et cet amant que je quitte enfin, et l'autre que je n'aurai même pas à quitter tellement nous étions peu ensemble...

L'automne pleure sa grisaille à mes fenêtres, je ne sais plus où aller, et comment vivre l'automne de la vie.

samedi 15 août 2009

"Les Dames de Nage" Bernard Giraudeau

Me voilà rentrée de vacances avec des images plein la tête. Je les dois à un écrivain que j'ai découvert au fil de trois livres (hé, oui, en une semaine, étonnant, non, aurait dit Monsieur Cyclopède !) : il s'agit de Bernard Giraudeau.
Pff, me direz-vous, je vous entends déjà, mais Giraudeau, c'est un acteur, et tout le monde le connait: beau gosse, belle gueule, beaux yeux bleus.... oui, certes, mais là, j'ai été bluffée.

Alors je vous livre en brut mes impressions écrites sur la page de garde après avoir achevé le premier des trois : Les Dames de Nage.

"Piriac 9/8/09

Difficile d'entrer dans un roman quand on ne sait pas où il va.

Si je croyais à l'astrologie, je penserais que Bernard Giraudeau est né sous la constellation des Gémeaux, comme moi: un peu dans tous les sens, un peu décousu et pourtant le fil existe et on le tisse page après page.

Il écrit bien, trop bien. Un style envoutant, prenant, plein d'images, de lumières, de vies, explosion des sens et des rencontres, si bien que l'on oublie la sienne de vie, la nôtre, celle de l'auteur, celle du conteur, celle qu'il essaie de figer à travers chaque instant ou chaque image, au lieu de la vivre au présent, et qui peu à peu lui échappe."

Voilà, derrière, deux autres romans, Hommes à terre et Cher amour, dont je vous parlerai sans doute plus tard. Il me faut un peu de temps.

Au fait, j'ai vérifié sur le net, il est vraiment gémeaux, étonnant, non !

mardi 28 juillet 2009

Des frites, bordel !

Thomas Dutronc, des frites, bordel... Tout son album est un bonheur, mais ce titre-là !

J'étais au volant, un matin gris où pas grand chose ne pouvait me faire de ma léthargie dépressive. La FM de ma Laguna hors du temps était bloquée sur "Chante france", et j'ai entendu les premières phrases de cette chanson.

Alors, comme tout le monde, j'ai repensé à ces cartes postales que j'étais obligée d'envoyer, petite, à mes grands-mères, je suis repartie dans ces vacances au bord de la mer, sur la table en formica des villages clubs, j'ai revu les lignes tracées au crayon à papier par mon père pour que j'écrive droit.

Je suis partie pour un voyage dans le temps qui m'a renvoyé au temps de la famille, au temps de la vie, loin de ce temps où tous m'ont quittée et peu à peu, mes yeux se sont remplis de larmes à la pensée de ces souvenirs enfouis.

Je n'écoutais plus la chanson, j'ai décroché très vite pour plonger dans ces pensées.

Puis, soudain, je suis remontée en surface, aux mots "bon gros steak", je crois, et là, c'est comme si mon esprit avait buggé.

Est-ce que j'étais partie si loin et si longtemps, que la chanson était terminée et que l'on était passé à un autre titre du fils Dutronc ? Et c'était quoi alors ce titre déjanté, cette apologie des frites ?

Le soir, je suis donc allée faire un tour sur la Toile et j'ai découvert "Les frites, bordel". J'ai compris et j'ai adoré le mélange un peu décalé.

Thomas Dutronc, ça ne m'inspirait pas grand chose, pourtant. Le fils de Françoise Hardy, l'évaporée des horoscopes, dont j'avais adoré "Le temps de l'amour" qui est irrémédiablement lié à ma découverte du théâtre, et de Jacques Dutronc, attachant à force d'avoir l'air de se foutre du monde.

Thomas Dutronc, un des enfants du show biz dont ma mère me parlait petite, sans que je sache vraiment pourquoi. J'ai retrouvé, plus tard, ce pourquoi... simplement parce qu'il était né le même jour que moi, quelques années plus tard. C'était l'actu people de l'époque et ma mère adorait ça.

Alors, je l'ai acheté, son album. Et j'adore son univers de bric à brac musical aux accents manouches. Dis, Françoise, tu crois que c'est parce qu'on est tous les deux Gémeaux ?
Ok, j'arrête, c'est juste parce que le petit est devenu grand, qu'il a une vraie sensibilité, un humour et un univers musical qui ne ressemble pas à ceux de ses parents, même si on retrouve parfois au fil de ses intonations, la voix un peu nasillarde de son père...
En lien et juste pour le fun, les "Frites bordel" sur You Tube....

dimanche 18 mars 2007

Du peintre Géricault, on ne connaît souvent que son oeuvre monumentale : "Le Radeau de la Méduse", exposée au Louvre.

Intéressant tableau, très sombre, très noir, plein de désespérance, on ne peut que rester figé sans voix devant cette oeuvre monumentale la première fois qu'on la découvre.

Mais on connait moins ses "fous". Alors, ce soir, voici deux autres tableaux de ce peintre pionner des réalistes, et ancrés dans la noirceur et la peur collectives.

Cette série de tableaux était censée illustrer la thèse du « délire partiel hors duquel les monomanes sentent, raisonnent et agissent comme tout le monde » inventée par les pionniers de la psychiatrie dont Esquirol et qui fit scandale pour être enfin abandonnée au milieu du XIXe siècle.

Dans ces tableaux, Géricault donne à ses fous un regard oblique et son inimitable travail de touches amplifie encore le mystère et la noirceur de la perversion de l'âme humaine chez ces monomaniaques.

mardi 6 mars 2007

Paris en verrière


La verrière du Grand Palais... Voir la vie à travers, voir Paris à l'envers...
C'était très beau...
Juste la lumière et cette toile d'araignée là-haut, sous le soleil d'hiver.
C'est dans ces instants là que j'aime cette ville.