"La culture, c’est comme l’amour. Il faut y aller par petits coups au début pour bien en jouir plus tard." Pierre Desproges
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lundi 15 août 2011
samedi 1 mai 2010
Le bonheur existe, j'ai rencontré Gotan Project....

Un soir de printemps, il fait beau et on mange rapidement sur un banc du Parc Citroen avant de se diriger à pied vers la Maison de la Radio... Paris est sûrement une des plus belles villes du monde et en cette fin d'après midi, le soleil caresse la Statue de la Liberté sous les yeux compréhensifs de la grande dame d'acier.
Arrivées à l'heure, peu d'attente, nous entrons rapidement dans le studio 104. Vers 21h, le concert débute, retransmis en direct sur France Inter.
La magie opère dès les premiers instants. Musique virile et sensuelle, les corps bougent malgré eux pris par le rythme. Les images qui défilent derrière le groupe sont très insipides en début de spectacle : on voudrait du rouge, des corps, quelque chose de très charnel et on voit défiler des clichés à la David Hamilton.
Alors on se concentre sur le groupe : l'incroyable joueur de bandonéon, le pianiste et ses mains ensorcelantes, la trompettiste/violoniste aux notes déchirantes, la chanteuse à la voix envoûtante, le guitariste aux accents chauds de velours et les deux "mixeurs" qui font toute l'originalité inimitable du son Gotan.
Puis, le duo entre la chanteuse et le bandonéoniste : elle sensuelle, lui, un timbre qui tire les larmes. L'arrière plan arrive à la hauteur du son.... Mi Confesion, avec les rappeurs de Koxmoz sur l'écran reste certainement un des instants les plus forts du concert.
Et là, on est pris au piège, on ne sortira plus de l'univers Gotan, on les suit à Buenos Aires, on prend la route avec eux sur la Panaméricaine et la salle finit debout, bougeant, envoûtée par la musique, tapant des mains et en réclamant, encore et toujours, pour que la magie Gotan ne s'arrête pas.
23h, pont de Grenelle, la Maison de Radio France s'éloigne dans notre dos, Paris la nuit, Buenos Aires dans nos têtes.... La Tour Eiffel scintille de tous ses feux pour tenter de nous convaincre que Paris est la plus belle du monde, mais là-bas, au bout de la Panaméricaine, un joueur de bandonéon nous invite dans un tango électronique aux accents chauds et enivrants et l'encre noire de la Seine écrit les premiers mots de notre prochain voyage sud américain...
Spécial grand merci à Chrys, pour m'avoir invitée et à François, qui nous a offert les places....
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dimanche 10 janvier 2010
Rose fanée ??
Ben voilà, le nouvel album de Rose est sorti....Well que dire ? j'avais adoré le petit bijou qu'était le premier, son album éponyme.Comme quoi, il arrive que la progression soit impossible....que l'on donne tout dès la première oeuvre....
Enfin, bon, agréable à écouter, toujours cette petite voix un peu cassée qui accroche, un accompagnement sympa, mais.....
Mais, ce ne sont plus les textes du premier.... ils n'ont plus la même force, le petit côté vitriol décapant....
A écouter avant de passer très vite à autre chose....
dimanche 13 décembre 2009
Gallo d'essai....
Petit coup de coeur pour une petite chanson en passant.... une petite touche de printemps groovy dans la grisaille et le froid hivernaux....
mardi 28 juillet 2009
Des frites, bordel !
Thomas Dutronc, des frites, bordel... Tout son album est un bonheur, mais ce titre-là ! J'étais au volant, un matin gris où pas grand chose ne pouvait me faire de ma léthargie dépressive. La FM de ma Laguna hors du temps était bloquée sur "Chante france", et j'ai entendu les premières phrases de cette chanson.
Alors, comme tout le monde, j'ai repensé à ces cartes postales que j'étais obligée d'envoyer, petite, à mes grands-mères, je suis repartie dans ces vacances au bord de la mer, sur la table en formica des villages clubs, j'ai revu les lignes tracées au crayon à papier par mon père pour que j'écrive droit.
Je suis partie pour un voyage dans le temps qui m'a renvoyé au temps de la famille, au temps de la vie, loin de ce temps où tous m'ont quittée et peu à peu, mes yeux se sont remplis de larmes à la pensée de ces souvenirs enfouis.
Je n'écoutais plus la chanson, j'ai décroché très vite pour plonger dans ces pensées.
Puis, soudain, je suis remontée en surface, aux mots "bon gros steak", je crois, et là, c'est comme si mon esprit avait buggé.
Est-ce que j'étais partie si loin et si longtemps, que la chanson était terminée et que l'on était passé à un autre titre du fils Dutronc ? Et c'était quoi alors ce titre déjanté, cette apologie des frites ?
Le soir, je suis donc allée faire un tour sur la Toile et j'ai découvert "Les frites, bordel". J'ai compris et j'ai adoré le mélange un peu décalé.
Thomas Dutronc, ça ne m'inspirait pas grand chose, pourtant. Le fils de Françoise Hardy, l'évaporée des horoscopes, dont j'avais adoré "Le temps de l'amour" qui est irrémédiablement lié à ma découverte du théâtre, et de Jacques Dutronc, attachant à force d'avoir l'air de se foutre du monde.
Thomas Dutronc, un des enfants du show biz dont ma mère me parlait petite, sans que je sache vraiment pourquoi. J'ai retrouvé, plus tard, ce pourquoi... simplement parce qu'il était né le même jour que moi, quelques années plus tard. C'était l'actu people de l'époque et ma mère adorait ça.
Alors, je l'ai acheté, son album. Et j'adore son univers de bric à brac musical aux accents manouches. Dis, Françoise, tu crois que c'est parce qu'on est tous les deux Gémeaux ?
Ok, j'arrête, c'est juste parce que le petit est devenu grand, qu'il a une vraie sensibilité, un humour et un univers musical qui ne ressemble pas à ceux de ses parents, même si on retrouve parfois au fil de ses intonations, la voix un peu nasillarde de son père...
En lien et juste pour le fun, les "Frites bordel" sur You Tube....
mardi 1 avril 2008
Bleu pétrole

Alain Bashung... je viens de découvrir son dernier album.... encore une rencontre. Frédéric, je te vois à travers sa musique. Aussi perdu, aussi attachant et aussi imprévisible. Tu es le premier à parvenir à me faire pleurer depuis un an.
J'ai ses mots lancinants dans la tête depuis ce week-end, comme une drogue qui nous détruit mais de laquelle on ne parvient pas à se passer. Vénus, Comme un légo... tu avais raison, je n'avais jamais pris le temps de m'arrêter sur ses mots, et une fois que les mots sont parvenus à communiquer leur profondeur et leur magie, c'est la musique dont il les a habillés que l'on comprend mieux.
Je ne sais pas si je parviendrai à te rappeler, parce que samedi, ce n'était pas le moment pour t'effondrer comme ça et malgré tout ta détresse, je t'en veux encore....
Il me restera au moins cet album et ces purs moments de bonheur éraillés que me donne la voix de Bashung durant mes nuits d'insomnie.
J'ai ses mots lancinants dans la tête depuis ce week-end, comme une drogue qui nous détruit mais de laquelle on ne parvient pas à se passer. Vénus, Comme un légo... tu avais raison, je n'avais jamais pris le temps de m'arrêter sur ses mots, et une fois que les mots sont parvenus à communiquer leur profondeur et leur magie, c'est la musique dont il les a habillés que l'on comprend mieux.
Je ne sais pas si je parviendrai à te rappeler, parce que samedi, ce n'était pas le moment pour t'effondrer comme ça et malgré tout ta détresse, je t'en veux encore....
Il me restera au moins cet album et ces purs moments de bonheur éraillés que me donne la voix de Bashung durant mes nuits d'insomnie.
mercredi 28 mars 2007
Rose

Rose, petit bonheur du jour.
Je l'ai rencontré par hasard, il y a quelques temps déjà, ça a été de ces déclics qu'on a parfois et qui nous poursuivent. Voix acidulée, paroles au vitriol, musique blue-jazzy... je l'adore.
Je l'ai aperçue dans la lucarne samedi en duo avec Axelle Red, qui passait pour un pantin pinturluré et gesticulant à côté d'elle. Cette fille habite ses chansons, qu'elles soient issues de sa plume ou pas.
Pour en savoir plus sur Rose et l'écouter : http://www.rose-lesite.fr/
Alors en écoutant Rose, petit message perso, écrit il y a un petit moment.... le jour où je l'ai écoutée pour la première fois....
J'écoute Rose et je voulais te dire que je t'aime et que j'en crève que tu m'oublies. Je t'ai remarqué dès le premier regard, dès le premier rire partagé. La complicité était là, elle ne nous a plus quittés.
Même aujourd'hui où tout est devenu si compliqué entre nous, si glauque, on rit encore ensemble comme si rien n'était arrivé.
Tu te souviens de la première fois où l'on a fait l'amour ensemble : tu m'as dit qu'on allait faire une grosse connerie. Je ne sais toujours pas si tu avais raison ou tort ... Ce n'est juste plus d'actualité.
jeudi 8 mars 2007
Fatale Eurovision !
Youpi tralala ! les Fatals Picards représentent la France au concours de l'Eurovision !Au secours, que se passe-t-il ? Où êtes-vous Marie Myriam, France Gall et autres poupées de cire dont les sons incontournables se sont propagés le temps d'un succès fugace en attendant un improbable Berger, capable de donner un élan à leur carrière ?
Les Fatals Picards ! à chaque fois que j'ai prononcé ce nom devant des amis (hormis ceux qui m'ont initiée, bien sur, merci Juju ! ), ils m'ont pris pour une extra-terrestre.
Pourtant, les FePe, c'est le bonheur, l'humour décapant et complètement décalé et les inévitables sacs en plastique en papier...
Alors, l'Eurovision, qu'alliez vous faire dans cette galère... on verra... Vont-ils s'Eurovisionniser ou dépoussièrer ce monument désuet de la variété européenne... Espérons qu'ils ne seront pas dans le jury des Miss France l'année prochaine !
Rendez-vous en mai, s'il vous plait... Fatals Picards, ten points ! et fais ce qu'il te plaît, euh, en mai !
En attendant, découvrez les vrais Fat Pic sur leur super site : http://www.fatalspicards.com/
mercredi 28 février 2007
Grand Corps Malade
j'voudrais faire un slam,
pour l'mec à la canne
qu' j'ai vu vendredi
j'voudrais faire un slam
pour lui dire qu'Paname
a bien vibré pour lui.
merci et chapeau bas,
monsieur à la Canne
pour autant d'émotion
embarquée dans ses mots, dans ses rires, dans ses douleurs,
sa passion, son envie, qui tapent direct au coeur,
les larmes coulent, les larmes roulent,
au virage d'un clin d'oeil, et d'un sourire
par surprise il reprend le controle.
oui, ça a chermar, oui ses potes et lui ont mis le feu,
lumières dépouillées, musicien en phase,
amitiés étalées, au fil de chaque phrase,
l'olympia est une salle qui fait rêver,
que peu savent faire vibrer
mais là tous les esprits qui l'ont fait exister
étaient là pour faire une place au petit nouveau,
au grand nouveau... avec sa canne,
venu faire du slam
dans une salle à Paris,
au grand corps malade,
qui, facile, nous balade
au long d' sa poésie.
pour l'mec à la canne
qu' j'ai vu vendredi
j'voudrais faire un slam
pour lui dire qu'Paname
a bien vibré pour lui.
merci et chapeau bas,
monsieur à la Canne
pour autant d'émotion
embarquée dans ses mots, dans ses rires, dans ses douleurs,
sa passion, son envie, qui tapent direct au coeur,
les larmes coulent, les larmes roulent,
au virage d'un clin d'oeil, et d'un sourire
par surprise il reprend le controle.
oui, ça a chermar, oui ses potes et lui ont mis le feu,
lumières dépouillées, musicien en phase,
amitiés étalées, au fil de chaque phrase,
l'olympia est une salle qui fait rêver,
que peu savent faire vibrer
mais là tous les esprits qui l'ont fait exister
étaient là pour faire une place au petit nouveau,
au grand nouveau... avec sa canne,
venu faire du slam
dans une salle à Paris,
au grand corps malade,
qui, facile, nous balade
au long d' sa poésie.
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