Me voilà rentrée de vacances avec des images plein la tête. Je les dois à un écrivain que j'ai découvert au fil de trois livres (hé, oui, en une semaine, étonnant, non, aurait dit Monsieur Cyclopède !) : il s'agit de Bernard Giraudeau."La culture, c’est comme l’amour. Il faut y aller par petits coups au début pour bien en jouir plus tard." Pierre Desproges
samedi 15 août 2009
"Les Dames de Nage" Bernard Giraudeau
Me voilà rentrée de vacances avec des images plein la tête. Je les dois à un écrivain que j'ai découvert au fil de trois livres (hé, oui, en une semaine, étonnant, non, aurait dit Monsieur Cyclopède !) : il s'agit de Bernard Giraudeau.jeudi 30 juillet 2009
La peur du gendarme....sous l'eau !
Pas de mauvais esprit, j'ai bien dit "sous l'eau" et pas soûlot ! Elle m'a replongée quelques années en arrière et je me suis dit qu'enfin, après tout ce temps, certains devraient me faire leurs excuses !
Mais revenons-en à la petite histoire :
Nous étions alors à Carry le Rouet, pour un week-end prolongé avec mon club de plongée. La soirée de la veille avait été un peu longue et un peu arrosée, et ceci est un doux euphémisme. J'étais rentrée dans ma chambre, la tête complètement en vrac, après un petit détour sur la plage attenante à l'hôtel qui nous hébergeait.
Mais, le matin, pas de pitié pour les braves !
Debout 7h, l'esprit pas très clair, je me traîne jusqu'à la table de petit déjeuner. Je n'ai qu'une envie, retourner me coucher ... mais notre directeur de plongée m'annonce une super nouvelle : je plonge avec Maurice !
Quatre jours que j'attends, quatre jours que je tanne tout le monde pour plonger avec lui. Maurice, c'est mon idole: plongeur émérite, MF2, instructeur régional, et surtout un homme adorable, gentiment hyperactif mais toujours prêt à rendre service et toujours là quand ça ne va pas.
Mais, plonger avec lui, ça veut dire une 40 m et la nécessité d'être nickel sous l'eau. Bon, suis une grande fille, j'assume ! Mes compagnons de beuverie de la veille, comme les appelle gentiment Claudine, se contenteront, eux d'une 15-20 m tranquille avec leurs élèves, le tout en grognant. Sympas les garçons!
Donc, immersion avec Maurice et Eric, un futur candidat niveau 4. Plongée tranquille sur un tombant, descente à 39m, nous sommes chacun dans notre coin, je prends des photos, Maurice me montre pas mal de choses intéressantes.
mercredi 29 juillet 2009
Balade pour un père oublié...
Voilà, juste des minuscules pour des sentiments en majuscules. Sûrement un des plus déjantés des livres de Teulé et au final ce paragraphe écrit comme un déchirement sur les pages de garde du livre de poche. Des lignes grattées à toute allure sur une table de café, des lignes pour effacer le vide, pour oublier d'arrêter d'exister. Je me suis fait piéger par ce livre, par son apparente légèreté ubuesque qui m'a renvoyée en plein visage la conscience de cette vérité : on n'existe souvent seulement dans le regard de l'autre, et plus on crédite l'autre de sentiments intenses ou absolus, et plus ce regard prend une place prépondérante, jusqu'à devenir nous et nous faire disparaître lorsque l'on ne se voit plus dedans.
mardi 28 juillet 2009
Des frites, bordel !
Thomas Dutronc, des frites, bordel... Tout son album est un bonheur, mais ce titre-là ! mardi 14 octobre 2008
Philosophe critique d'art....

On rencontre, au détours de ce métier de comptoir, un client parmi tant d'autres. Peu à peu, autour de bribes de son existence, on se construit une image, une histoire de sa vie, on apprend à connaître cette image à la renforcer, à étayer le personnage que l'on s'est imaginé.
Je l'avais bâti moitié diplomate, moitié artiste, coincé entre deux ministères obscurs. Son périple en Amérique du Sud, aussi rocambolesque lorsqu'il en parlait qu'une aventure de Tintin, m'a confortée dans cette image.
Puis, un café, les photos de cette chasse au chamane aux couleurs exotiques et aux détails incroyables. Je ne savais plus si j'avais à faire au grand blond avec une chaussure noire ou au professeur Nimbus.
Enfin, aujourd'hui, ce café décalé dans mon nouveau repaire. Il était totalement décalé dans cette vie de quartier que j'affectionne depuis quelques mois. Et là, au fil des questions que je lui ai poséees, je ne savais plus qui j'avais en face moi.
Il n'est pas celui que je croyais, et je ne sais comment dire que ça me trouble. J'ai accepté ce moment avec lui un peu parce que je le trouvais marrant et surtout parce qu'il a beaucoup insisté. Il m'a intriguée à ne vouloir parler de lui qu'avec réserve, sans trop de détail ou plutôt sans me dire explicitement ce qu'il faisait.
Alors je l'ai "googlisé", ce soir, comme ça, pour comprendre. Et j'ai découvert l'ancien directeur d'Institut, le philosophe, le critique d'art et surtout l'écrivain dont certaines publications sont à dix mille lieues de ce que je pouvais imaginer de lui.
Et je ne comprends pas ce que je viens faire dans cette histoire...
mardi 1 avril 2008
Lao tseu a dit : "aujourd'hui il fait beau avant que la pluie arrive..."
Te dire que je l'aime est idiot, surement, te dire que j'ai l'impression de le connaître depuis toujours, de savoir depuis que je l'ai rencontré que nous finirions par partager plus que des regards ne me justifiera pas plus à tes yeux.
Oui, je savais dès le départ qu'il était marié, qu'il avait une famille, comme j'en ai une moi-même.
Je pourrais raconter un jour au fil de ce blog les hommes, les histoires impudiques et moralement condamnables qui m'ont permis de vivre tant de moments de bonheur, volés à d'autres, mais tellement intenses...
Alors, bizarrement, à quarante ans passés, de ces instants parfois sans lendemain, je n'en regrette aucun....
Bleu pétrole

J'ai ses mots lancinants dans la tête depuis ce week-end, comme une drogue qui nous détruit mais de laquelle on ne parvient pas à se passer. Vénus, Comme un légo... tu avais raison, je n'avais jamais pris le temps de m'arrêter sur ses mots, et une fois que les mots sont parvenus à communiquer leur profondeur et leur magie, c'est la musique dont il les a habillés que l'on comprend mieux.
Je ne sais pas si je parviendrai à te rappeler, parce que samedi, ce n'était pas le moment pour t'effondrer comme ça et malgré tout ta détresse, je t'en veux encore....
Il me restera au moins cet album et ces purs moments de bonheur éraillés que me donne la voix de Bashung durant mes nuits d'insomnie.