Inutile d'en dire plus, je le crains ! Il y a beaucoup de petites choses très drôles dans ce film, notamment d'impayables rôles secondaires...
Seulement, il y a hélas, Adèle ! Or, malgré son indiscutable beauté, Adèle, ou plutôt Louise Bourgoin, en l'occurence, joue faux, mais faux à un point qu'on n'y croit pas du premier au dernier mot ! Elle gigote, elle s'agite mais rien ne va : ni les gestes ni les mots : pas une seconde on ne croit à l'aventurière, pas un instant, la soeur éplorée semble crédible, rien rien rien !
Restent les hilarantes momies et le ptérodactyle improbable....
Vous connaissez tous ici mon aversion pour les belles histoires, bien classiques, bien écrites et qui se terminent bien, genre, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants !
Moi, mon style, c'est plutôt le trash et l'immoral...
Alors voilà : que faire quand on passe sa vie à renier Blanche Neige et la Belle au Bois Dormant, ainsi que leurs abrutis de princes respectifs, et que, soudain, il y a un grain de sable dans la mécanique, que tout déraille et que l'on se retrouve face à un authentique conte de fée, sauf que les héros se baladent avec des oeillères plus grosses que moi ?
Alors si, en plus d'immorale, j'étais sadique, je me réjouirais et je dirais argargarg ! avec le petit rire qui fait froid dans le dos qui va bien....
En effet, même quand tous les ingrédients sont là, Amour, avec un A plus grand que la Tour Montparnasse, beauté, jeunesse (ouai, enfin, faut plus trop traîner quand même), soleil (euh, pas pour nous, là, je déconne....) ben même quand tout ça est réuni, ben, ils n'y arrivent pas ! et pire que ça, ils ont mis au point un nouveau jeu "c çuikél'plus con ki gagne" comme d'autres auraient croisé une sorcière de merde avec une pomme empoisonnée ou une fée aigrie avec un rouet déglingué, histoire de se compliquer la vie...
Moi je dis qu'il y a quand même des paires de claques qui se perdent, ma pôv'dame ! et comme je ne suis pas sadique, malgré tous mes énorrrrrrrrrrrrmes défauts, je suis EN COLERE !!!!
Alors bon, je ne croirai jamais aux contes de fées, je ne mettrai plus les pieds chez Disney, et si par malheur, j'y retournais, même pas je visiterais les attractions dans le sens des aiguilles d'une montre pour ne pas perdre de temps ... oh !! zut, j'suis en retard ! Par mes moustaches, je suis en r'tard, en r'tard, en r'tard !
Ouai, je sais, je n'ai rien d'un Lapin blanc.... quoique.... ;o))
Un soir de printemps, il fait beau et on mange rapidement sur un banc du Parc Citroen avant de se diriger à pied vers la Maison de la Radio... Paris est sûrement une des plus belles villes du monde et en cette fin d'après midi, le soleil caresse la Statue de la Liberté sous les yeux compréhensifs de la grande dame d'acier.
Arrivées à l'heure, peu d'attente, nous entrons rapidement dans le studio 104. Vers 21h, le concert débute, retransmis en direct sur France Inter.
La magie opère dès les premiers instants. Musique virile et sensuelle, les corps bougent malgré eux pris par le rythme. Les images qui défilent derrière le groupe sont très insipides en début de spectacle : on voudrait du rouge, des corps, quelque chose de très charnel et on voit défiler des clichés à la DavidHamilton.
Alors on se concentre sur le groupe : l'incroyable joueur de bandonéon, le pianiste et ses mains ensorcelantes, la trompettiste/violoniste aux notes déchirantes, la chanteuse à la voix envoûtante, le guitariste aux accents chauds de velours et les deux "mixeurs" qui font toute l'originalité inimitable du son Gotan.
Puis, le duo entre la chanteuse et le bandonéoniste : elle sensuelle, lui, un timbre qui tire les larmes. L'arrière plan arrive à la hauteur du son.... Mi Confesion, avec les rappeurs de Koxmoz sur l'écran reste certainement un des instants les plus forts du concert.
Et là, on est pris au piège, on ne sortira plus de l'univers Gotan, on les suit à Buenos Aires, on prend la route avec eux sur la Panaméricaine et la salle finit debout, bougeant, envoûtée par la musique, tapant des mains et en réclamant, encore et toujours, pour que la magie Gotan ne s'arrête pas.
23h, pont de Grenelle, la Maison de Radio France s'éloigne dans notre dos, Paris la nuit, Buenos Aires dans nos têtes.... La Tour Eiffel scintille de tous ses feux pour tenter de nous convaincre que Paris est la plus belle du monde, mais là-bas, au bout de la Panaméricaine, un joueur de bandonéon nous invite dans un tango électronique aux accents chauds et enivrants et l'encre noire de la Seine écrit les premiers mots de notre prochain voyage sud américain...
Spécial grand merci à Chrys, pour m'avoir invitée et à François, qui nous a offert les places....
Un long dimanche de travail où vous vous ennuyez un peu, faites cette petite expérience édifiante : inventez une ado à qui vous donnez un nom marrant rappelant une maladie contagieuse ou non, (genre Monsieur et Madame Ftéry ont un fils, comment l'appelle-t-il ? Ben Eddie, bien sur!), et créer lui un compte Facebook....
Une date de naissance, quelques détails bien bateau sur ses passsssssssssions, une photo graphique qui ne représente rien et un lycée pioché au hasard dans la liste proposée....
Après, viens la partie la plus drôle : chercher les ados de votre entourage, que vous connaissez, fille des voisins, neveu, fille, fille d'amis, fils du commerçant du coin enfin bon, n'importe quel ado qui bien sur a un compte FB et demandez lui de devenir votre Ami !!!!
J'ai récupéré plus de 35 amis en quatre jours !!!! sur les quarante que j'ai sollicités, seulement quatre ou cinq ont refusé purement et simplement, quatre m'ont envoyé un message pour me demander comment on se connaissait, et deux ont accepté en mettant une question sur mon mur....
Grrrrrrrrrrrrr ! ça me fait froid dans le dos ! on passe notre temps à alerter nos ados sur les dangers d'internet, on leur explique en long en large en travers la perversité de ces réseaux sociaux sur lesquels d'ailleurs ils passent leur temps à TROOOOOOP s'aimer et à copieusement s'insulter avec des termes qui nous auraient valu des claques si on avait osé les murmurer à leur âge..... et voilà : ils acceptent dans leurs contacts rigoureusement n'importe qui, partagent avec lui photos parfois très spéce, messages privés, états d'âmes.... alors qu'ils mettent un point d'honneur à ne pas accepter leurs parents ! (arrête, trop la tehon ! )
C'est nul, mais nous en sommes les principaux responsables hélas.... enfin, une chose me console quand même un peu...ma fille a été parmis les cinq qui ont refusé sans même un mot ! je t'aime ma fille !
Un mercredi après-midi d'hiver à Paris, il fait gris, froid et ce sont les vacances scolaires. Proches de se laisser aller à la déprime amplifiée par l'absence de leurs enfants, deux femmes décident de se faire un ciné.
Jusque là, l'idée est plutôt bonne. Elles choisissent un film léger, histoire de ne pas se prendre la tête et de passer un bon moment. In extremis, elles sont rejointes par une troisième amie qui, elle, a laissé ses filles à la maison et veut se changer les idées.
Nous voilà donc embarquées ensemble devant Thelma, Louise et Chantal .... La salle est presque vide, hormis quelques pensionnaires de la maison de retraite du coin...well, ça commence bien. Mais, bon, on s'en fout, on est là pour se détendre !
Le film commence, sympa, le chien dans le freezer plutôt rigolo. Et puis, et puis, petit à petit tout dérape : trois actrices vieillissantes Caroline Cellier, Jane Birkin et Catherine Jacob nous projettent face à un avenir féminin grinçant. Difficile de ne pas s'identifier à l'une ou l'autre de ces femmes, à leur fragilité, à leurs échecs, à leurs désillusions, à leur souffrance.
On rit, certes, on rit, mais on rit parfois jaune et on rit là où ça fait mal.
En sortant de la salle, on ne peut pas dire que l'humeur était joyeuse et je crois que ça nous a minées pour quelques jours encore.
La prochaine fois qu'il fera triste à Paris en hiver, je resterai chez moi sous ma couette.
Si je devais parler de toi en quelques mots, je ne dirais pas que je t'aime ou que tu es beau. je dirais simplement qu'au hasard de nos vies, on s'est croisé un jour et que l'on s'est souri, j'ajouterais encore que j'aime ta présence, que j'aime nos échanges, que j'ai eu de la chance, que dès que tu approches, tout tangue et tout vacille, que mon ventre se noue, quand ton oeil pétille,
Si je devais parler de toi, moi qui ne sais que taire, pour ne pas te braquer mes élans de colère, je dirais que de toi, je voudrais tout garder, emporter ton désir, conserver tes baisers, pour qu'ils me tiennent chaud remplissant ton absence, que bien mieux que des mots, ils meublent tes silences.