mercredi 15 septembre 2010

Mon pire ennui....

Samedi soir de septembre, envie de détente, de rire sans se prendre la tête, alors direction le Café d'Edgar pour une pièce de café théâtre.
La 1000ème est derrière eux, les critiques sont bonnes, donc nous nous retrouvons à 21h45 au premier rang de la minuscule mais chaleureuse salle du boulevard Edgar Quinet.
Et là, c'est le drame ! enfin, bon, n'allons peut-être pas jusque là... mais les comédiens sont mauvais, ils jouent faux et ils jouent fort, à l'instar du joueur de djembe des Fatals Picards.
Ça crie pour essayer de donner du rythme à une histoire qui déjà tient de l'incroyable, ça en rajoute, ça en fait des tonnes sur des personnages qui sont déjà caricaturaux au possible, ça regarde dans la salle pour voir si tatie Germaine est bien là dès que c'est plus au premier plan... hallucinant !
On a l'impression d'être au spectacle de fin d'année d'une troupe de théâtre de collège dans la salle F de la MJC du coin.
Une seule comédienne de la troupe s'en sort avec les honneurs : elle est drôle, elle joue bien, elle a ce je ne sais quoi dans la personnalité qu'on a envie d'applaudir. Elle est irrésistible dans le rôle de la petite amie un peu nunuche entre autre. On a envie de lui crier de se barrer de ce naufrage !
Bon, après consultation de l'affiche et du dossier de presse, il semble que nous n'ayons pas eu droit à la troupe habituelle, mais ça restera dans nos mémoires comme un spectacle à oublier très vite !!!

vendredi 27 août 2010

La marche nordique....à Paris !

Alors voilà, un matin, on se réveille et soudain, oups ! c'est vrai, hier, je me suis inscrite pour une initiation à la marche nordique !
Sport relativement récent chez nous venu du froid scandinave, il semble qu'il permette un effort beaucoup plus complet que la marche "classique".
Direction le bois de Boulogne, près de l'entrée du Jardin d'Acclimation, où j'ai rendez-vous avec Sébastien et ses groupies...
9h15, nous sommes trois plus lui. C'est peu, mais c'est la première séance de rentrée et beaucoup de parisiens sont encore en vacances. 
La séance commence par un échauffement musculaire assez complet, puis nous voilà partis. J'étais assez dubitative sur l'intérêt des bâtons, mais je découvre vite que ce ne sont pas des accessoires facultatifs et qu'ils participent vraiment à rendre ce sport complet. Sébastien est un moniteur attentif et exigeant : il corrige tous les défauts dans la posture et dans l'allure, et ce tout au long de notre marche. 
Très vite, en étant attentive à ses conseils, je ressens le plus qu'apportent les bâtons dans l'acquisition du rythme de la marche et dans le travail des muscles des bras et des épaules qui ne sont généralement pas sollicités par la marche. J'arrive même à un instant grâce à ses corrections à placer ma colonne vertébrale d'une façon qui soulage mes douleurs lombaires résiduelles et généralement constantes. C'est une vraie découverte pour moi !
La séance se déroule dans une ambiance très conviviale avec recettes de confitures et leçons de nature en prime : c'est vrai qu'il est bien agréable de pouvoir observer les lapins, les écureuils ou les hérons cendrés du bois de Boulogne ou de s'arrêter un instant pour goûter les mûres ou le sureau.
Il est près de 11h30 quand nous nous séparons après un thé préparé et offert par Sébastien . Une manière bien agréable de terminer cette première séance d'initiation à la marche nordique.
Une expérience à renouveler rapidement !!!

Un petit lien vers le site de Sébastien si l'expérience vous tente :

http://www.randobivouac.com/

mercredi 4 août 2010

N'oublie pas....

C'est l'été à Paris, un été bizarre où rien ne va comme d'habitude. Un été où l'on se noie peu à peu.
L'Egypte, d'abord, qui fera l'objet de bien d'autres écrits surement....
je n'oublierai pas, les rapports faussés de ces touristes idiots, ce décalage, cette arrogance qui finira par tout faire sauter... je n'oublierai pas la gentillesse d'Ibrahim, d'Abdul, d'Ahmed, de ce chauffeur de taxi collectif, de tous ceux que j'ai pu croiser en dehors du cadre figé des tours operators... je garde cette chaleur, et ces images volées, celles qu'on ne montre pas aux touristes qui ne rêvent que des splendeurs du règne de Ramsès et de Néfertari.
Je n'oublierai pas non plus cette merveilleuse rencontre, ces dauphins venus parfaire mon retour à la vie des profondeurs... c'est tellement beau.... je n'oublierai pas le regard émerveillé de Fred en les découvrant, même si c'est sa dix millièmes plongée en Mer Rouge... Ce regard, ce visage qui se transforme derrière le masque, ce ravissement qu'on ne rencontre que dans l'enfance et qu'il a su garder intact...
je n'oublierai pas.
La France, ensuite, ce retour surprenant. Et lui.... ces instants qui m'ont troublée au plus profond de moi. Je m'attendais à tout ou alors à rien, et c'est encore autre chose... je n'oublierai jamais les contrastes de ce regard, la tendresse et la fièvre, le combat à l'intérieur que j'ai perdu, le combat à l'extérieur que j'ai gagné..... je n'oublierai pas que je suis contente de cette défaite, contente de cet abandon qui me laisse pourtant encore plus seule.
Je n'oublierai pas, pourtant ce serait mon rêve, oublier pour chasser ce malaise qui me ronge, qui se nourrit de toutes ces images.....

jeudi 17 juin 2010

Comme ils disent....

Juste un petit mot pour une petite pièce dans un petit théâtre de Paris....

Mais un moment de rire si petit soit-il ne se refuse pas, et chaque instant mis bout à bout, c'est peut être aussi ça le bonheur.

Alors, allez voir Comme ils disent, au théâtre du Temple, ils sont drôles, ils prennent du plaisir sur scène et c'est bon !

Private just for you : j'étais avec toi pour les trois coups comme promis, et  je te raconterai une scène spéciale dédicace où il est question des Chuppa chup's que nous aimons tant.... à bientôt...

mercredi 2 juin 2010

Oups ! Préservatif, c'est un gros mot, ça ? suite

Allez, maintenant, juste pour le fun, les préservatifs et les perles de la vente en pharmacie....
D'abord, quelques années en arrière, une marque de préservatifs avait mis dans ses boites un leaflet avec au recto un schéma très suggestif sur "comment mettre le préservatif "et au verso, ce petit texte : "bonjour, je voudrais une boite de préservatifs".
On nous présentait donc ce petit papier pour éviter la honte de passer pour un gros pervers en demandant des préservatifs au comptoir...
Et là, lorsque le monsieur(c'était souvent des messieurs alors) était entouré de clients de part et d'autre, un de mes grands plaisirs de jeune pharmacienne espliègle (arg, arg, arg ! c'était y'a bien longtemps, ma pov'dame, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître....)  était de lui rendre le papier qu'il m'avait tendu côté pile en le posant sur le comptoir côté face.
J'aurais pu à l'époque faire une galerie photos sur les différentes teintes de rouge que peut prendre un visage...
Après, il y avait aussi les provocateurs, côté client : un charmant monsieur, par exemple, entré depuis quelques années déjà dans ce qu'on appelle le troisième âge et qui, dès qu'il y avait des clientes du même âge et un peu coincées dans la pharmacie, entrait en claironnant : "je voudrais une boite de préservatifs XXL" m'obligeant à chaque fois à réprimer un sourire face à la mine offusquée des dames en question.
J'ai eu aussi une période où, à ceux qui trouvaient nos préservatifs trop chers, j'en proposais d'autres tricotés main, moins efficaces mais moins chers et plus chauds pour l'hiver.
Plus récemment, il y a eu aussi cette après midi de délire où après une vente de boite de préservatifs à 2 euros, notre préparateur sexagénaire (euh, note pour les incultes, ça ne veut pas dire qu'il aime le sexe, mais qu'il a plus de soixante ans) et grisonnant nous a fait une choré sur l'air de "cry cry cry" d'Océana en remplaçant les paroles du refrain par ce slogan imparable " avec deux euros, on fait deux heureux".
Et puis au fil du temps, il y a eu ma spécialisation en préservatifs, parce que j'avais une certaine liberté de paroles et de conseil sur le sujet quand mes collègues plus âgées cachaient vite la boite qu'on leur tendait dans un sac plastique.
Et là, c'est un moment de bonheur, le "j'vous laisse avec ma collègue, c'est la spécialiste pour CA"
Enfin, voilà, je me suis donc retrouvée conseillère es-capotes ...En pharmacie, ceci dit, ce n'est pas trop compliqué et chez nous, les préservatifs, c'est essentiellement Monsieur Durex qui nous les vend.
Alors voilà l'offre en gros :
Pour les goûts, sachez qu'effectivement en pharmacie traditionnelle vous trouverez le plus souvent les classiques fraise, banane, pomme..mélangés dans une même boîte. Mouai, pourquoi pas.... les hommes étant souvent des accrocs de la fellation ça permet surement à certaines de surmonter leur dégoût de la chose, mais bon après chacun fait comme il le sent... le + conseil : on peut agrémenter le goût fraise avec un peu de chantilly (éviter de la remplacer par de la mousse à raser, moins chère mais moins gouteuse et ce, même si ça vous rappelle vos bizutages d'entrée en classes prépa); par contre, je déconseille fortement la banane flambée et la compote de pommes si on veut conserver une bonne entente au niveau du couple...
Après, il y a les favoris des messieurs, les "Performa" : le préservatif de folie, avec de la benzocaïne (anesthésique local) pour retarder l'éjaculation... ça dure longtemps, longtemps, longtemps.. zzzzzzzzzzzzzzz...euh, keske je disais, ah, oui, trop longtemps....il y a des moments où si monsieur pouvait arriver à l'orgasme un peu plus vite, ça serait pas plus mal...surtout si on n'est plus trop concernée parce qu'on a déjà passé le cap depuis un ptit moment....le + conseil : si monsieur a l'obsession du Performa, prévoyez quelques magazines ou un bon bouquin et terminez par une petite levrette ce qui vous laissera de l'espace et les mains libres pour tourner les pages.
On arrive à mes chouchous : les Pleasure Max : "Doublement texturé, ce préservatif offre une texture à la fois perlée et nervurée pour des sensations décuplées"(ça, c'est la pub !)  Aaaaaah rappelle-toi, Barbara, comme disait Prévert... Je ne suis pas sure que les messieurs fassent vraiment la différence, mais en tout cas, côté fille, c'est assez sympa...dans le même genre et avant existaient les Excita. Mummmmmm.... tout un programme ! le + conseil : essayez rien que par les sensations que ça procure de découvrir à quel endroit du préservatif se trouvent les textures....
On peut l'associer ou pas à l'anneau vibrant....que je vous laisse découvrir; Le + conseil : évitez de le conserver dans votre sac à main, ça peut occasionner des situations gênantes, du type "maman, y'a ton téléphone qui vibre dans ton sac, je te l'apporte..."
Reste : 
- les classiques, "jeans", "love",  "pour bien débuter avec un préservatif", genre tu mets les autres, tu foires,
- les "feeling", version extra fins,( si madame ! les préservatifs, c'est comme les p'tits pois !) genre : " mais, tu n'as pas mis de préservatifs, mon chéri ? si, darling, mais il est tellement fin que tu ne sens pas la différence..." (euh, ça c'est la version pour couple anglo-français; remplacé "darling" par "ma chérie" dans le cas d'un couple traditionnel francofrançais)
- les "avanti ultima", sans latex, pour éviter les oedèmes de Quincke en cas d'allergie au latex, genre :  si, quand tu commences à faire l'amour, tu crois être avec Antonio Banderas (c'est pas un futur, c'est un acteur !) et que, quand  tu termines, tu es avec Elephant Man, ou ton partenaire est allergique au latex, et il faut lui acheter des avanti ultima, ou tu es allergique à ton partenaire, et là, barre-toi très très vite !!!!
- les "attends que je la mesure pour pas me planter sur la taille", autrement appelés "XL" pour les plus grands, (attention, c'est comme les combis de plongée, faut pas flotter dedans, ni avant ni pendant l'immersion, private joke pour les plongeuses en rose) ou "Ultra slim" sans rapport avec le jean que tu portes quoique qu'à force de comprimer tout ça, c'est normal que ça finisse en vermicelle !
A noter que contrairement aux jeans, il n'existe pas chez nous de taille basse et à noter aussi que le préservatif n'est ni lavable, ni réutilisable, si, si, on nous pose encore la question !
De plus, figure sur la boite une date de péremption, donc évitez de prendre une boite familiale pour frimer devant les copains, genre "pffff, ça m'fait la soirée, ça !".
Voilà pour ce petit tour d'horizon de la capote, pharmaceutique en l'occurence. Bon, je sais, on n'est généralement pas très fun ni très originaux en pharmacie, mais bon, on est des professionnels de santé quand même !!!! hein, faut pas l'oublier, ça !
Et quand le client quitte le comptoir avec sa boite et qu'il est huit heures du matin, reste à subir l'inévitable "bonne soirée" lancé par le jeune pharmacien débutant accompagné ou non par le clin d'oeil bien lourdingue de circonstance. 
Elle est pas belle, la vie ! 


Préservatifs.... oups ! c'est un gros mot ?

Ben voilà, je me lance, pour une fois à moitié sur le privé à moitié sur le professionnel....
D'abord, pour info et pour répondre à ma grande soeur, non, le rayon préservatif n'est pas forcément à côté du rayon pansement dans les pharmacies.... même si pour panser la plupart des blessures, un peu de sexe et donc quelques préservatifs, c'est pas forcément une mauvaise idée....
Maintenant, je vais rester dans la famille et passer à une réflexion de ma fille qui a suscité une réaction un peu véhémente de ma part :
 Après avoir déambulé un peu dans la pharmacie en m'attendant, elle vient me voir et me dit :
"Pourquoi vous mettez les préservatifs à côté des brosses à dents et dentifrices pour enfants ? parce que tu comprends maman, les petits, ils regardent pour leurs dents et paf, ils se retrouvent en face de ça.... ça s'fait pas...."
Du haut de ses onze ans d'alors, elle m'a renvoyée trente ans en arrière, dans cette adol-enfance où parler de sexe, de règles voire d'amour était tabou, mal et déplacé. Et là, j'ai explosé :
"Oui, c'est mieux de les cacher derrière ou dans un coin sombre, comme ça j'ai des minettes de quinze ans qui débarquent pour chercher la pilule du lendemain au lieu de se protéger, de parler et de vivre leur sexualité d'une manière un peu plus consciente, responsable et épanouie" 
Oups, bien qu'elle me fréquente depuis sa naissance, elle n'avait pas vu venir l'orage ce coup là !
"Pourquoi tu m'engueules ?"
Alors, je me suis calmée et j'ai expliqué, tout ou presque :
"Tu sais, hier, j'ai une gamine que j'ai connue dans le ventre de sa mère qui est venue au comptoir me demander la pilule du lendemain (NDA : gratuite pour les mineurs sans justificatif). Je connais sa maman, qui est une femme ouverte et assez jeune d'esprit. Donc, si même dans des familles où on a la liberté de parole, on ne parvient pas à faire passer le message, c'est désespérant. En plus, en étant une fille, on a deux fois plus besoin de faire attention : pour se protéger des grossesses non souhaitées évidemment mais aussi de toutes les saloperies qui peuvent s'attraper lors d'un rapport avec un partenaire que l'on ne connaît souvent pas très bien. Alors, il faut peut être en parler plus tôt, différemment et banaliser encore plus les préservatifs, pour que ça devienne un incontournable chez les ados."
Certains me diront que je suis une mère responsable d'autres une mère indigne. En me souvenant à quel point il m'était difficile de communiquer avec ma mère, je me dis que je ne suis pas si mal et que quoiqu'il en soit, je préfère un dialogue qui parfois peut aller un peu trop loin qu'un déni qui ouvre la porte à du grand n'importe quoi. 
Ceci dit, elle avait raison sur un point, pour éviter de tomber enceinte, le meilleur moyen reste l'abstinence ! Et vive les névroses !


lundi 17 mai 2010

Carton Rouge pour Adèle Blanc-Sec....

Inutile d'en dire plus, je le crains ! Il y a beaucoup de petites choses très drôles dans ce film, notamment d'impayables rôles secondaires...

Seulement, il y a hélas, Adèle ! Or, malgré son indiscutable beauté, Adèle, ou plutôt Louise Bourgoin, en l'occurence, joue faux, mais faux à un point qu'on n'y croit pas du premier au dernier mot ! Elle gigote, elle s'agite mais rien ne va : ni les gestes ni les mots : pas une seconde on ne croit à l'aventurière, pas un instant, la soeur éplorée semble crédible, rien rien rien !

Restent les hilarantes momies et le ptérodactyle improbable....

Un moment de cinéma à oublier très vite !