Comment expliquer ça ?
On rencontre, au détours de ce métier de comptoir, un client parmi tant d'autres. Peu à peu, autour de bribes de son existence, on se construit une image, une histoire de sa vie, on apprend à connaître cette image à la renforcer, à étayer le personnage que l'on s'est imaginé.
Je l'avais bâti moitié diplomate, moitié artiste, coincé entre deux ministères obscurs. Son périple en Amérique du Sud, aussi rocambolesque lorsqu'il en parlait qu'une aventure de Tintin, m'a confortée dans cette image.
Puis, un café, les photos de cette chasse au chamane aux couleurs exotiques et aux détails incroyables. Je ne savais plus si j'avais à faire au grand blond avec une chaussure noire ou au professeur Nimbus.
Enfin, aujourd'hui, ce café décalé dans mon nouveau repaire. Il était totalement décalé dans cette vie de quartier que j'affectionne depuis quelques mois. Et là, au fil des questions que je lui ai poséees, je ne savais plus qui j'avais en face moi.
Il n'est pas celui que je croyais, et je ne sais comment dire que ça me trouble. J'ai accepté ce moment avec lui un peu parce que je le trouvais marrant et surtout parce qu'il a beaucoup insisté. Il m'a intriguée à ne vouloir parler de lui qu'avec réserve, sans trop de détail ou plutôt sans me dire explicitement ce qu'il faisait.
Alors je l'ai "googlisé", ce soir, comme ça, pour comprendre. Et j'ai découvert l'ancien directeur d'Institut, le philosophe, le critique d'art et surtout l'écrivain dont certaines publications sont à dix mille lieues de ce que je pouvais imaginer de lui.
Et je ne comprends pas ce que je viens faire dans cette histoire...
mardi 14 octobre 2008
mardi 1 avril 2008
Gilles
Dix-neuf ans.... il y a prescription, près de 23 ans après. Pourtant comment oublier le premier amant ?
J'étais étudiante, romantique encore, à ma façon. Bercée d'une littérature aussi riche que disparate. J'avais pourtant oublié depuis longtemps déjà les contes et les princes charmants. A l'époque, mon idole en cours s'appelait Baudelaire. Les fleurs du mal en édition de poche n'avaient plus de couverture a force de voyager avec moi et d'être lues et relues.
Quand j'ai rencontré Gilles, il était "surgé" remplaçant dans le lycée où j'étais en prépa. C'est lui qui est venu vers moi, un soir où j'étais seule à une table après m'être engueulée avec mes copains de classe.
Je me souviens encore de sa voix, de ses mots, de son regard gris-vert et de l'alliance en or qui brillait à son doigt. ...
" Bonsoir, je peux m'asseoir ?
- ouais, on est encore en pays libre..."
J'étais toujours sur la défensive, un peu rude au premier abord. Il me trouvait différente, m'a -t-il dit et très vite nous avons partagé des moments ensemble, à l'insu de mes amis, qui étaient moins souvent invités à venir traîner dans ma chambre d'étudiante et à l'insu surtout de sa hiérarchie au lycée qui aurait vu d'un mauvais oeil un surveillant général fréquenté une élève.
Au départ, il me rejoignait et venait lire chez moi pendant que je travaillais. Nous bavardions ensemble en prenant un thé durant les quelques moments de pause que je m'accordais.
Il m'avait parlé de sa femme qui attendait un bébé et qui attendait aussi impatiemment qu'il soit muté pour la rejoindre à la fin de son remplacement trois mois plus tard. Je lui avais parlé de l'histoire dans laquelle je m'enlisais déjà depuis deux ans et qui, je ne le savais pas encore, allait durer vingt ans.
On était bien ensemble et quand il me quittait pour rentrer au lycée où il était logé sur le coup de minuit, je me souviens encore de la solitude que je ressentais.
Après environ un mois, je devais passer un week-end à travailler sans retourner chez moi, car les devoirs de fin de trimestre approchaient. Je l'ai croisé le vendredi soir à la sortie de mes cours avec son sac en bandoulière à la sortie du lycée alors qu'il partait à la gare pour rentrer chez lui. Quand je l'ai quitté au coin de la rue, nos regards se sont accrochés et après une seconde d'éternité, j'ai tourné les talons en murmurant un pauvre "à lundi" et je me suis enfuie pour ne pas pleurer tant je me sentais abandonnée à l'idée de son départ.
Il était vingt-deux heures quand il a frappé à la porte de ma chambre. J'ai ouvert, il m'a prise dans ses bras et il m'a embrassée pour la première fois. J'avais l'impression de rêver, d'avoir décollé pour un autre monde. "J'étais à la gare, sur le quai, je ne pensais qu'à toi, je l'ai appelée pour lui dire que j'avais raté mon train et que je ne pourrais pas venir ce week-end. Tu sais que je repartirai là-bas quoi qu'il arrive dans deux mois alors si tu préfères que je ne reste pas, je comprendrais."
Je lui ai juste dit "viens", je connaissais la règle du jeu et je l'avais acceptée tacitement. Je l'aimais trop pour pouvoir reculer maintenant. C'était la première fois et il ne le savait pas. J'avais peur, mais tellement envie de lui, de sa peau contre la mienne. Il a enlevé son éternel trench kaki et j'ai déboutonné sa chemise de laine écossaise pour découvrir son torse glabre.
J'avais du mal à affronter son regard sur moi, sur mon corps, je ne me sentais bien que blottie contre lui comme un animal apeuré. Il a su être patient, être doux être attentif et il a su me rassurer pour que nos corps parviennent enfin à se confondre et pour que cette première nuit dans ses bras reste un inoubliable voyage.
Lorsqu'il était arrivé, j'étais en train de lire mon éternel livre de chevet, et le lendemain matin je l'ai réveillé doucement en lui lisant un poème de Baudelaire avant de l'embrasser et qu'il m'attire à lui.
Pendant deux mois, nous avons vécu hors du temps et de la réalité, hors des normes établies. Nous avons protégé notre amour du mieux que nous pouvions et malgré un ou deux accrocs au lycée, les seuls vrais moments de déchirement étaient les week-end que nous ne parvenions pas toujours à passer ensemble faute d'excuses crédibles pour ne pas rentrer.
Je voyais arriver Noël à grands pas et je savais qu'après c'était la fin pour nous deux. Je savais le mal que je lui faisais paradoxalement : il me racontait ses retrouvailles avec sa femme qu'il ne parvenait plus à aimer de la même façon, un peu parce qu'il se sentait délaissé à cause de sa grossesse et beaucoup à cause de notre aventure. Il me disait ses week-end passés à choisir la couleur du papier peint de la chambre du bébé qui lui semblaient être une éternité et où il ne pensait qu'à me rejoindre. Il lui mentait, elle lui disait qu'il avait changé, il niait, il s'isolait sans son bureau avec son chat et il lisait du Baudelaire pour penser encore à nous.
Il avait eu des moments de doute, des remords, il avait essayer à un de ces premiers retours de week-end de me laisser, de me dire qu'il ne fallait plus continuer, que ce n'était pas possible, qu'on allait trop souffrir. Il était revenu ensuite au milieu de la nuit, moitié soûl moitié en pleurs, parce qu'il ne pouvait pas sortir notre histoire de sa tête.
Nous faisions l'amour avec l'impression de nous noyer l'un dans l'autre, de nous perdre dans l'instant, parce que nous n'avions pas d'avenir. Je pensais un peu plus jour après jour à l'inévitable mot fin qu'il allait falloir mettre à notre histoire et à l'insoutenable douleur de le perdre qui commençait à naître en moi.
Et puis les vacances de Noël sont arrivées. Son remplacement se terminait. Il y a eu le dernier soir, la dernière nuit, le dernier abandon. L'idée de le perdre et qu'il retourne vers une autre était insupportable et pourtant, j'avais promis, pas de larmes, pas de cris. Nous devions rester différents jusqu'au bout de notre amour et de notre douleur.
Nous nous sommes dit adieu sur un trottoir gris devant un lycée gris un jour pluvieux et je me souviens de ses yeux clairs si sombres pour une fois.
Le bonheur se paie parfois comptant quand on essaie de tricher avec la vie...
J'étais étudiante, romantique encore, à ma façon. Bercée d'une littérature aussi riche que disparate. J'avais pourtant oublié depuis longtemps déjà les contes et les princes charmants. A l'époque, mon idole en cours s'appelait Baudelaire. Les fleurs du mal en édition de poche n'avaient plus de couverture a force de voyager avec moi et d'être lues et relues.
Quand j'ai rencontré Gilles, il était "surgé" remplaçant dans le lycée où j'étais en prépa. C'est lui qui est venu vers moi, un soir où j'étais seule à une table après m'être engueulée avec mes copains de classe.
Je me souviens encore de sa voix, de ses mots, de son regard gris-vert et de l'alliance en or qui brillait à son doigt. ...
" Bonsoir, je peux m'asseoir ?
- ouais, on est encore en pays libre..."
J'étais toujours sur la défensive, un peu rude au premier abord. Il me trouvait différente, m'a -t-il dit et très vite nous avons partagé des moments ensemble, à l'insu de mes amis, qui étaient moins souvent invités à venir traîner dans ma chambre d'étudiante et à l'insu surtout de sa hiérarchie au lycée qui aurait vu d'un mauvais oeil un surveillant général fréquenté une élève.
Au départ, il me rejoignait et venait lire chez moi pendant que je travaillais. Nous bavardions ensemble en prenant un thé durant les quelques moments de pause que je m'accordais.
Il m'avait parlé de sa femme qui attendait un bébé et qui attendait aussi impatiemment qu'il soit muté pour la rejoindre à la fin de son remplacement trois mois plus tard. Je lui avais parlé de l'histoire dans laquelle je m'enlisais déjà depuis deux ans et qui, je ne le savais pas encore, allait durer vingt ans.
On était bien ensemble et quand il me quittait pour rentrer au lycée où il était logé sur le coup de minuit, je me souviens encore de la solitude que je ressentais.
Après environ un mois, je devais passer un week-end à travailler sans retourner chez moi, car les devoirs de fin de trimestre approchaient. Je l'ai croisé le vendredi soir à la sortie de mes cours avec son sac en bandoulière à la sortie du lycée alors qu'il partait à la gare pour rentrer chez lui. Quand je l'ai quitté au coin de la rue, nos regards se sont accrochés et après une seconde d'éternité, j'ai tourné les talons en murmurant un pauvre "à lundi" et je me suis enfuie pour ne pas pleurer tant je me sentais abandonnée à l'idée de son départ.
Il était vingt-deux heures quand il a frappé à la porte de ma chambre. J'ai ouvert, il m'a prise dans ses bras et il m'a embrassée pour la première fois. J'avais l'impression de rêver, d'avoir décollé pour un autre monde. "J'étais à la gare, sur le quai, je ne pensais qu'à toi, je l'ai appelée pour lui dire que j'avais raté mon train et que je ne pourrais pas venir ce week-end. Tu sais que je repartirai là-bas quoi qu'il arrive dans deux mois alors si tu préfères que je ne reste pas, je comprendrais."
Je lui ai juste dit "viens", je connaissais la règle du jeu et je l'avais acceptée tacitement. Je l'aimais trop pour pouvoir reculer maintenant. C'était la première fois et il ne le savait pas. J'avais peur, mais tellement envie de lui, de sa peau contre la mienne. Il a enlevé son éternel trench kaki et j'ai déboutonné sa chemise de laine écossaise pour découvrir son torse glabre.
J'avais du mal à affronter son regard sur moi, sur mon corps, je ne me sentais bien que blottie contre lui comme un animal apeuré. Il a su être patient, être doux être attentif et il a su me rassurer pour que nos corps parviennent enfin à se confondre et pour que cette première nuit dans ses bras reste un inoubliable voyage.
Lorsqu'il était arrivé, j'étais en train de lire mon éternel livre de chevet, et le lendemain matin je l'ai réveillé doucement en lui lisant un poème de Baudelaire avant de l'embrasser et qu'il m'attire à lui.
Pendant deux mois, nous avons vécu hors du temps et de la réalité, hors des normes établies. Nous avons protégé notre amour du mieux que nous pouvions et malgré un ou deux accrocs au lycée, les seuls vrais moments de déchirement étaient les week-end que nous ne parvenions pas toujours à passer ensemble faute d'excuses crédibles pour ne pas rentrer.
Je voyais arriver Noël à grands pas et je savais qu'après c'était la fin pour nous deux. Je savais le mal que je lui faisais paradoxalement : il me racontait ses retrouvailles avec sa femme qu'il ne parvenait plus à aimer de la même façon, un peu parce qu'il se sentait délaissé à cause de sa grossesse et beaucoup à cause de notre aventure. Il me disait ses week-end passés à choisir la couleur du papier peint de la chambre du bébé qui lui semblaient être une éternité et où il ne pensait qu'à me rejoindre. Il lui mentait, elle lui disait qu'il avait changé, il niait, il s'isolait sans son bureau avec son chat et il lisait du Baudelaire pour penser encore à nous.
Il avait eu des moments de doute, des remords, il avait essayer à un de ces premiers retours de week-end de me laisser, de me dire qu'il ne fallait plus continuer, que ce n'était pas possible, qu'on allait trop souffrir. Il était revenu ensuite au milieu de la nuit, moitié soûl moitié en pleurs, parce qu'il ne pouvait pas sortir notre histoire de sa tête.
Nous faisions l'amour avec l'impression de nous noyer l'un dans l'autre, de nous perdre dans l'instant, parce que nous n'avions pas d'avenir. Je pensais un peu plus jour après jour à l'inévitable mot fin qu'il allait falloir mettre à notre histoire et à l'insoutenable douleur de le perdre qui commençait à naître en moi.
Et puis les vacances de Noël sont arrivées. Son remplacement se terminait. Il y a eu le dernier soir, la dernière nuit, le dernier abandon. L'idée de le perdre et qu'il retourne vers une autre était insupportable et pourtant, j'avais promis, pas de larmes, pas de cris. Nous devions rester différents jusqu'au bout de notre amour et de notre douleur.
Nous nous sommes dit adieu sur un trottoir gris devant un lycée gris un jour pluvieux et je me souviens de ses yeux clairs si sombres pour une fois.
Le bonheur se paie parfois comptant quand on essaie de tricher avec la vie...
Lao tseu a dit : "aujourd'hui il fait beau avant que la pluie arrive..."
Partager un homme, sans partager sa vie, vivre dans l'ombre.... Karole, tu ne me comprends pas, tu penses que je fais fausse route, que le chemin que j'ai choisi ne mène à rien.
Te dire que je l'aime est idiot, surement, te dire que j'ai l'impression de le connaître depuis toujours, de savoir depuis que je l'ai rencontré que nous finirions par partager plus que des regards ne me justifiera pas plus à tes yeux.
Oui, je savais dès le départ qu'il était marié, qu'il avait une famille, comme j'en ai une moi-même.
Alors je vais raconter au fil de ce blog les hommes, les histoires impudiques et moralement condamnables qui m'ont permis de vivre tant de moments de bonheur, volés à d'autres, mais tellement intenses...
Et bizarrement, à quarante ans passés, de ces instants parfois sans lendemain, je n'en regrette aucun....
Te dire que je l'aime est idiot, surement, te dire que j'ai l'impression de le connaître depuis toujours, de savoir depuis que je l'ai rencontré que nous finirions par partager plus que des regards ne me justifiera pas plus à tes yeux.
Oui, je savais dès le départ qu'il était marié, qu'il avait une famille, comme j'en ai une moi-même.
Alors je vais raconter au fil de ce blog les hommes, les histoires impudiques et moralement condamnables qui m'ont permis de vivre tant de moments de bonheur, volés à d'autres, mais tellement intenses...
Et bizarrement, à quarante ans passés, de ces instants parfois sans lendemain, je n'en regrette aucun....
Bleu pétrole

Alain Bashung... je viens de découvrir son dernier album.... encore une rencontre. Frédéric, je te vois à travers sa musique. Aussi perdu, aussi attachant et aussi imprévisible. Tu es le premier à parvenir à me faire pleurer depuis un an.
J'ai ses mots lancinants dans la tête depuis ce week-end, comme une drogue qui nous détruit mais de laquelle on ne parvient pas à se passer. Vénus, Comme un légo... tu avais raison, je n'avais jamais pris le temps de m'arrêter sur ses mots, et une fois que les mots sont parvenus à communiquer leur profondeur et leur magie, c'est la musique dont il les a habillés que l'on comprend mieux.
Je ne sais pas si je parviendrai à te rappeler, parce que samedi, ce n'était pas le moment pour t'effondrer comme ça et malgré tout ta détresse, je t'en veux encore....
Il me restera au moins cet album et ces purs moments de bonheur éraillés que me donne la voix de Bashung durant mes nuits d'insomnie.
J'ai ses mots lancinants dans la tête depuis ce week-end, comme une drogue qui nous détruit mais de laquelle on ne parvient pas à se passer. Vénus, Comme un légo... tu avais raison, je n'avais jamais pris le temps de m'arrêter sur ses mots, et une fois que les mots sont parvenus à communiquer leur profondeur et leur magie, c'est la musique dont il les a habillés que l'on comprend mieux.
Je ne sais pas si je parviendrai à te rappeler, parce que samedi, ce n'était pas le moment pour t'effondrer comme ça et malgré tout ta détresse, je t'en veux encore....
Il me restera au moins cet album et ces purs moments de bonheur éraillés que me donne la voix de Bashung durant mes nuits d'insomnie.
vendredi 14 mars 2008
Café noir...

F..... envie de parler de lui ce soir. Sans artifice, sans sous-entendu. Le jeu de la séduction une fois de plus. J'essaie seulement de comprendre ce qu'il m'arrive. Pourquoi si tôt, pourquoi si fort et bizarrement si sereinement ?
Je ne suis pas parvenue à penser à autre chose qu'à lui depuis que l'on s'est quitté vendredi. Il est omniprésent dans mon univers et pourtant encore tellement irréel. Une heure trente hors du temps, une heure trente du bonheur simple d'être ensemble, de se parler, de se sourire.
Tout me paraît évident avec lui, tellement clair et paradoxalement tellement irréalisable..
J'ai envie de lui dire que je l'aime, envie qu'il me prenne dans ses bras, envie enfin de me perdre contre lui, de sentir ses mains sur moi, ses lèvres sur mes lèvres, envie de tant de choses charnelles et pourtant je mets continuellement une telle distance entre nous, car je sais que ce serait une erreur.
Il est quatre heures du matin et son image me poursuit encore au-delà du sommeil, comme un café trop fort qui tient éveillé malgré la fatigue.
mercredi 28 mars 2007
Rose

Rose, petit bonheur du jour.
Je l'ai rencontré par hasard, il y a quelques temps déjà, ça a été de ces déclics qu'on a parfois et qui nous poursuivent. Voix acidulée, paroles au vitriol, musique blue-jazzy... je l'adore.
Je l'ai aperçue dans la lucarne samedi en duo avec Axelle Red, qui passait pour un pantin pinturluré et gesticulant à côté d'elle. Cette fille habite ses chansons, qu'elles soient issues de sa plume ou pas.
Pour en savoir plus sur Rose et l'écouter : http://www.rose-lesite.fr/
Alors en écoutant Rose, petit message perso, écrit il y a un petit moment.... le jour où je l'ai écoutée pour la première fois....
J'écoute Rose et je voulais te dire que je t'aime et que j'en crève que tu m'oublies. Je t'ai remarqué dès le premier regard, dès le premier rire partagé. La complicité était là, elle ne nous a plus quittés.
Même aujourd'hui où tout est devenu si compliqué entre nous, si glauque, on rit encore ensemble comme si rien n'était arrivé.
Tu te souviens de la première fois où l'on a fait l'amour ensemble : tu m'as dit qu'on allait faire une grosse connerie. Je ne sais toujours pas si tu avais raison ou tort ... Ce n'est juste plus d'actualité.
mardi 27 mars 2007
Teulé et teulé... le Magasin des Suicides

Comment expliquer la différence entre Teulé et teulé....
J'ai déjà écrit un... long....article sur Jean Teulé et je viens de terminer son dernier livre. J'y ai retrouvé le teulé de l'Assiette Anglaise, le diablotin blond bouclé, farceur léger, rêveur et inventif... Mais j'ai perdu en route la magie, la force et l'intensité de Villon et de Verlaine.
Alors, Teulé ou teulé ? j'aime les deux facettes, mais pourtant le Magasin des Suicides me laisse sur ma faim. Il m'a fait sourire, il m'a fait réfléchir, mais pourtant, j'attendais plus, tellement plus.
Il est comme ça, Teulé, imprévisible, capable du meilleur comme du... un peu moins meilleur...
Bon, je vous aime toujours, Môssieur Teulé, mais, si vous êtes notre Alan à nous, il y a encore tellement de travail avant de pouvoir croquer la pomme...
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